Avec plus de 2 millions d'unités vendues en l'espace d'une génération, le Volkswagen T-Roc est devenu un modèle incontournable sur le marché européen. C'était l'une des stars du Salon de l'Automobile de Munich où il a pris son premier bain de foule, le nouveau Volkswagen T-Roc entend faire au moins aussi bien sur le plan commercial que son aîné, voire mieux. Les concepteurs de la seconde génération ont donc dû se triturer les neurones afin de développer la nouvelle génération et s'assurer qu'elle plaise autant que la précédente.
Un design extérieur modernisé et subtil
Même s'il reprend la ligne générale de son prédécesseur, il s'en démarque sur de nombreux points. C'est assez simple. De manière générale, on retrouve dans cette face avant les principaux traits stylistiques des dernières nouveautés Volkswagen comme, pour ne parler que des SUV, le Tayron et le Tiguan. Les rondeurs se font plus présentes, l'inspiration venant de la gamme électrique ID. Ainsi, le constat est toujours le même chez Volkswagen : rien qui ne puisse se révéler clivant, pas de prise de risque en termes de style.
Ce qui est d'autant plus vrai lors d'un restylage, ça évolue toujours en subtilité. A l'avant comme à l'arrière, l'intérieur des optiques du cru 2022 est revu, tout comme le dessin des boucliers qui gagne en modernité. En fait, les designers se sont clairement inspirés du T-Roc R (300 ch) pour gagner en agressivité. Mais le nouveau modèle se reconnaîtra surtout au crépuscule avec sa nouvelle calandre redessinée, intégrant désormais un bandeau à LED sur les finitions haut de gamme (malheureusement remplacé par un bandeau noir en Life et par un jonc chromé en Style). Combiné avec les feux Matrix optionnels, il possède ainsi une nouvelle signature lumineuse, en harmonie avec les autres modèles de la marque.
Enfin, notons que le T-Roc accueille également quelques détails de personnalisation sympas, comme un plaquage imitation carbone sur le montant arrière, qui accentue encore l'impression d'un toit flottant sur les versions bicolores.
Dimensions et habitabilité : un SUV compact spacieux
Avec désormais 4,37 m de long, le nouveau Volkswagen T-Roc grandit de 12 cm. Ce qui n'est pas négligeable. La largeur progresse moins : +9 mm, 1,83 m. La hauteur également : +9 mm, 1,56 m. Même s'il s'est allongé, le nouveau Volkswagen T-Roc demeure relativement compact pour un SUV. Le Tiguan, par exemple, mesure 17 cm de plus.
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Le coffre par exemple, déjà généreux sur l'ancienne mouture, gagne encore 30 litres et atteint 475 litres. À comparer aux 460 litres du Citroën C3 Aircross qui mesure 2 cm de plus. Il y a tout de même mieux dans la catégorie, comme le Renault Captur qui malgré sa taille réduite (4,24 m) est capable d'engloutir 484 litres de bagages avec la banquette reculée, autre atout dont ne profite pas le T-Roc. Aux places arrière, la différence est moins sensible par rapport à l'ancien mais il demeure agréable à vivre.
Nous vous l'indiquions en introduction, le T-Roc possède une place un peu à part dans le segment des SUV urbains. C'est lui le plus spacieux et le plus polyvalent du trio.
Un intérieur amélioré et plus technologique
A première vue, le T-Roc ne semblait pas vraiment avoir besoin d'une grosse refonte en profondeur pour continuer sa route. La principale évolution concerne le système multimédia (8 à 9,2 pouces selon les versions) auparavant intégré au cœur de la console centrale et désormais positionné un peu plus haut telle une tablette tactile, pour une meilleure visibilité. Etait-ce réellement nécessaire, avec le digital cockpit aujourd'hui livré de série ? Pas sûr, d'autant que je trouve que l'intégration du système Discover fait un peu pièce rapportée… Le nouveau volant est quant à lui bienvenu pour l'amélioration de l'ergonomie. Ce qui n'est pas vraiment le cas des commandes de climatisation 100% tactiles.
En revanche, il faut avouer que la qualité perçue est en net progrès. En 2017, nous reprochions au T-Roc son mobilier composé à 100% de plastiques durs - indignes d'une VW de ce segment - alors que ce n'était pas le cas sur la Golf. Aujourd'hui, bonne nouvelle, la planche de bord ne sonne plus creux, elle ne brille plus comme un modèle chinois des années 2000. Elle est désormais entièrement moussée, tandis que les contre-portes sont gainés de simili (ou de tissu selon les versions).
Motorisations : essence, diesel et micro-hybridation
La plateforme du T-Roc MQB EVO le permet enfin. Les clients auront le choix entre des blocs micro-hybrides et full-hybrid. En parlant de cette dernière technologie, c'est d'ailleurs le tout premier modèle du groupe Volkswagen à en profiter. Seul regret, ces moteurs hybrides “auto-rechargeables” à la Toyota de 136 ch et 170 ch seront commercialisés un peu plus tard. Volkswagen ne dit encore rien à ce sujet.
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Ainsi, contrairement à la majorité de ses concurrents, le T-Roc ne renonce pas au Diesel. En effet, pas d'hybride rechargeable ni même de simple hybridation 48V, contrairement à la Golf avec qui il partage pourtant sa plateforme (et existe en GTE et eHybrid). La grosse déception par contre, concerne l'absence de motorisations hybrides.
En attendant, c'est le grand écart côté essence, entre le trois cylindres 1.0 TSI 110 et le quatre cylindres 2.0 TSI 300 de la version R. Et c'est toujours le 1.5 TSI 150 qui représentera la majorité des ventes, avec son système de désactivation des cylindres et sa fonction « roue libre » (la version 190 ch n'est plus proposée en France). Une mécanique très à l'aise pour tracter son poids contenu à 1,3 tonne (0 à 100 km/h : 8,6 s) et plutôt frugale (consommation moyenne constatée : 7 l/100 km). Niveau comportement enfin, rien ne change.
Nous conseillons toujours d'opter pour l'amortissement piloté optionnel, afin d'améliorer le comportement.
Prix et équipements : un positionnement haut de gamme
A son lancement en 2017, le T-Roc démarrait à 21.000 euros. Un beau prix d'appel ! Mais Volkswagen a rapidement supprimé les finitions d'entrée de gamme du catalogue, pour rétablir un positionnement cohérent vis-à-vis des autres modèles de la gamme, mais aussi pour s'adapter aux demandes du marché européen. Une Volkswagen, c'est forcément cher, non ? Et pourtant, ce nouveau Volkswagen T-Roc démarre sous les 30 000 € dans sa version de base avec le moteur micro-hybride de 116 ch. En haut de gamme, en finition R-Line, avec le moteur de 150 ch, l'addition dépasse les 40 000 €.
Le T-Roc 2022 est affiché à partir de 27.990 euros en finition Life déjà généreuse en équipements (Digital Cockpit, Park assist, clim auto…), mais c'est la finition Style proposée à partir de 32.650 euros qui représentera le cœur de gamme (jantes 17 pouces, Discover Media, Travel assist, caméra de recul…), juste en dessous de Style Exclusive disponible dès 37.470 euros (jantes 18 pouces, Matrix LED, sellerie cuir, hayon électrique, toit ouvrant panoramique…).
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Outre la finition d'entrée de gamme baptisée sobrement T-Roc, vous avez le choix entre trois finitions supplémentaires. Le niveau Life qui coûte 3 510 € de plus ajoute un accoudoir central à l'arrière, une caméra de recul, des tapis de sol et un siège avant passager rabattable, pratique pour charger des objets longs.
Désormais 10 clics suffisent pour commander son modèle. Le T-Roc se révèle toujours plus haut de gamme que ses concurrents directs.
Là, le 2008 Hybrid de 145 ch est dépassé, et pas qu'un peu puisqu'il plafonne à 36 450 €. Hélas non. Malgré la micro-hybridation, le nouveau Volkswagen T-Roc est frappé du malus écologique. Heureusement, le surcoût est modéré avec de 310 € à 983 € sur le modèle 116 ch et de 400 € à 1 276 € sur celui de 150 ch. Les commandes sont ouvertes depuis le mois de septembre, vous pouvez donc vous rendre en concessions dès à présent.
Tableau des prix et finitions (2022)
| Finition | Prix (à partir de) | Équipements principaux |
|---|---|---|
| T-Roc | 27 990 € | Digital Cockpit, Park assist, clim auto |
| Life | 31 500 € | Accoudoir central arrière, caméra de recul, tapis de sol, siège passager rabattable |
| Style | 32 650 € | Jantes 17 pouces, Discover Media, Travel assist, caméra de recul |
| Style Exclusive | 37 470 € | Jantes 18 pouces, Matrix LED, sellerie cuir, hayon électrique, toit ouvrant panoramique |
Concurrence : un marché toujours plus disputé
Si les Peugeot 2008 et Renault Captur dominent le segment en France, le SUV urbain de VW compte toujours parmi les préférés du public européen. On le voit partout ! Plus d'un million d'exemplaires ont été vendus à travers le monde depuis son lancement en 2017 (650.000 en Europe dont 71.000 unités en France). En fait, le T-Roc c'est la Golf de VW en format SUV (4,23 m). Une silhouette dynamique, un peu de tempérament au niveau du regard, mais tout en sobriété. La recette plait à peu près à tout le monde. En tous cas ne déplait à réellement personne.
Des moteurs essence et Diesel, avec transmissions à 2 et 4 roues motrices, un fer de lance baptisé « R » fort de 300 ch, et même une version Cabriolet… unique sur le marché depuis l'arrêt du Range Rover Evoque Cabriolet. La logique voudrait que ce ne soit pas le cas. Mais mine de rien, la version découvrable du T-Roc était l'année dernière encore la deuxième meilleure vente du segment, derrière la Mini et devant la Porsche 911. Un succès d'estime qui fait qu'on n'est pas à l'abri d'une surprise. Et ce, quand bien même il avait été annoncé qu'il ne connaîtrait pas de postérité début 2024.
Pour son restylage de mi-carrière, le T-Roc corrige ses faiblesses et consolide ses atouts. Design plus haut de gamme, matériaux plus valorisants et mise à jour technologique. Il n'en fallait pas plus pour démarrer un second quinquennat sous les meilleurs auspices, malgré ses rivaux de plus en plus nombreux.
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