Encore un cabriolet Mercedes ? Oui, mais la SL 55 AMG, c’est totalement autre chose. Cette voiture, à la fois coupé et cabriolet, propose des lignes sympathiques et une fiche technique qui fait saliver.

Un Design Distinctif

Plus jeune, j’ai adoré cette ligne. La génération R 230 apparue en 2001 rompait complètement avec la R 129. Surtout, la ligne de notre SL avait ce quelque chose de magique avec la proposition d’un coupé-cabriolet. Mercedes avait remis au goût du jour cette configuration. Résultat, notre voiture du jour est à la fois un coupé et un cabriolet et les deux proposent des lignes sympathiques.

L'extérieur en détail

Plus méchante la SL 55 AMG ? Alors ça reste assez discret, on ne se retrouve pas encore au niveau d’une Black Series. Notre SL 55 AMG du jour est même une des premières puisque la version AMG arrive à la fin de l’année 2001 et que notre auto est de 2002. Déjà, elle en impose par ses dimensions. Des dimensions de sportive actuelle en fait. Certes, on fait désormais plus large encore mais avec 1,83m, la SL 55 AMG de première génération n’est pas mal dotée. Ensuite la SL 55 AMG marque son territoire à l’avant. On retrouve bien les doubles feux, signature des Mercedes de l’époque et particuliers à ce seul coupé puisque la Classe S de l’époque les rendaient moins ronds. La calandre, les logos Mercedes, le capot, rien ne la distingue d’une SL 500 dont notre voiture du jour est la déclinaison sportive. Par contre, sous le pare-chocs, on voit un spoiler avant différent. Sur les SL « non-AMG » on retrouve une grande et fine bouche.

Le profil de notre SL 55 AMG pourrait être un angle particulièrement intéressant… sauf que sur notre voiture du jour, le mécanisme de toit est bloqué. Le capot est long, l’habitacle aussi. En fait on sent l’arrière ramassé surtout que tout dans les lignes tend à monter vers l’arrière. On note, les différences par rapport aux SL de la gamme classique avec l’inscription V8 Kompressor au-dessus des extracteur d’air situés dans les ailes avant ainsi qu’un bas de caisse spécifique à la SL 55 AMG. Les jantes à 5 branches en option ont remplacé les jantes à nombreux rayons de base (18″ à chaque fois) et ça rend plutôt bien. C’est du sacré boudin puisqu’à l’avant on retrouve du 255 de large et à l’arrière du 285 !

L’arrière de la SL 55 AMG est donc assez haut. Tout pointe vers là et, de toute façon, il faut du volume à l’arrière pour pouvoir ranger le toit. Pourtant, on note que la malle n’est pas énorme. Sur notre sportive du début des années 2000, pas de gros aileron, pas de diffuseur. On reste discret, même si c’est marqué AMG. La SL 55 AMG propose quand même quelques particularités. Déjà, les 4 sorties d’échappement laissent peu de doute concernant le moulin. Oui, ça doit respirer fort. En bref ? La SL 55 AMG est élégante et ne fait pas spécialement massive (la CLK de l’époque ne pouvait pas en dire autant). Évidemment, notre voiture du jour est grise.

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Un Intérieur Typique de Mercedes

Mercedes est une marque étonnante en ce qui concerne ses intérieurs. Il est possible de savoir la génération, l’âge de la voiture ainsi que la vision globale qu’avait Mercedes pour ses modèles rien qu’en regardant leur intérieur. Les traits habituels d’un intérieur Mercedes sont bien présents : une boiserie vernie présente en habillant des détails (portières, console centrale : à savoir que c’était une option), des sièges en cuir noir, moelleux et confortables étant réglables électroniquement pour les deux occupants avec des commandes à la fois sur les portières et sur le rebord bas du siège… en plastique. Au-delà de ça, l’électronique sert aussi beaucoup au siège et au volant, permettant de régler leur position et leur profondeur, sachant que ceux-ci pouvaient être enregistrés avec une mémoire gardant jusqu’à 3 positions différentes.

Beaucoup d’éléments de confort donc, mais une touche de sportivité est tout de même présente : il suffit d’ouvrir la porte pour le remarquer, le logo AMG sur le seuil de porte. On note aussi la présence de petits boutons derrière le volant permettant de passer ses vitesses en semi-manuel (embrayage robotisé) dans une voiture boîte automatique, tout comme une SLR.

Motorisation et Performances

476 chevaux et plus de 700nm de couple, c’est ce que propose en 2001 Mercedes-Benz avec son cabriolet, alors le plus puissant jamais produit jusque-là par la firme allemande. Si dans SL55 AMG on retrouve “Sport Leich” pour sport léger en allemand, il s’agit ici d’oublier la légèreté. Mais avant de se pencher sur le fameux gant de velours qui entoure cette voiture, entrons dans les entrailles et voyons ce qui permet de croiser le fer avec les plus grands de ce monde. Car oui avec sa SL 55 AMG, Mercedes vient directement marcher sur les plates-bandes de Ferrari, Porsche et Lamborghini. Pour réussir ce tour de passe-passe, on retrouve sous le capot un V8 5,5 litres. La puissance de la SL 55 AMG grimpe alors à 476 chevaux, le compresseur lui atteint une rotation maximale de 23.000trs/min (sacré machine à laver).

En plus de cela, le bloc moteur est modifié et un vilebrequin, des pistons et des soupapes renforcées y sont installés. D’ailleurs parlons-en du couple, parce qu’avec ses dimensions de blindé, la seconde chose marquante sur la voiture ce sont ces chiffres. Le couple maximal est obtenu à 2650 tr/min et se maintient jusque…. 4500 tr/min, de quoi donner à la voiture la réputation d’être la plus coupleuse du marché en 2001. La vitesse est, quant à elle, bridée à 250 km/h.

Transmission et Châssis

Alors attention, ça va crisser des dents. On a pas encore parlé de la transmission. Pas de 4Matic, la SL 55 AMG est une pure propulsion, mais elle envoie couple et puissance aux roues arrières via une boîte automatique à 5 rapports. Côté châssis, du travail a été effectué pour maintenir les deux tonnes sur des rails. La suspension ABC « Active Body Control » a été revue de fond en comble. En effet le système d’amortisseurs hydrauliques de la marque permettant d’ajuster la rigidité et la hauteur de la caisse a été mis à jour afin de subvenir aux nouveaux besoins de la Mercedes SL 55 AMG. Ainsi un nouveau logiciel vient gérer les vérins, suspensions et amortisseurs spécifiques de la voiture, permettant à celle-ci de s’adapter à n’importe quelle situation. Les mouvements de caisse sont donc réduits lorsqu’il s’agit d’emmener la voiture dans ses retranchements et l’essieu avant élastocinématique vient en renfort de la direction à assistance proportionnelle permettant à la voiture malgré ses deux tonnes une bonne agilité (un vrai gant de velours). Enfin les freins de la SL 55 AMG ont été modifiés, et on retrouve des étriers 8 pistons en 360 mm à l’avant et 330 mm à l’arrière (le diamètre même pour aujourd’hui est impressionnant).

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Voilà pour la technique, mais notons que l’étoile n’en restera pas là. La vitesse étant toujours bridée à 250 km/h, les propriétaires n’étaient pas forcément ravis de se faire dépasser par les concurrentes italiennes et germaniques. Ainsi en 2003 AMG propose au catalogue pour 11.300 euros de plus un pack performance.

Évolutions et Alternatives

Tant qu’on y est, il faut aussi noter que la SL 55 AMG n’était finalement qu’un avant-gout et que Mercedes a tapé encore plus fort avec les SL 63 et 65 AMG. La première débarque en 2004 et rappelle l’engagement en sports auto (F1, DTM…). C’est ainsi que l’on retrouve dans ce nouveau cabriolet de la marque d’Affalterbach ni plus ni moins qu’un V12 bi-turbo. Oui, fini le compresseur pour en faire le cabriolet le plus puissant de l’époque. Là on atteint 612ch et 1000Nm de couple ! Moins puissante mais dans une philosophie tout autre, est présentée en 2008 la SL 63. Equipée du V8 6.2 litres AMG développant 525 chevaux pour 630nm, celui ci est atmosphérique. Le couple maximal est disponible plus haut dans les tours à 5200tr/min et la zone rouge est elle située à 7200tr/min, de quoi promettre une bande son époustouflante.

Au Volant de la SL 55 AMG

Allez, c’est parti. L’installation, c’est on ne peut plus simple vu que le réglage des sièges se fait électriquement. L’ergonomie est celle d’une voiture des années 2000, pas trop de surprises, sachant qu’en plus, c’est une allemande. Il faut maintenant insérer la « clé ». Alors c’est surtout une clé électronique puisque l’embout est un rectangle, mais ça fait le job. Sans surprise, la SL 55 AMG vrombit au premier coup de « clé ». Suggestif ? Boîte sur drive et c’est parti. J’attend bien d’être sur la route avant de presser l’accélérateur, le couple est celui d’un tracteur et j’aurais tôt fait de labourer n’importe quel revêtement un peu meuble surtout que la météo n’a rien de sèche. D’ailleurs, cette météo combinée à la température extérieure fait que je ne vais pas une seule seconde regretter que le toit de la SL 55 AMG reste en place.

Pas besoin d’aller chercher la sportivité que la SL 55 AMG affiche dans sa fiche technique pour le moment. C’est un gros coupé qui s’emmène très bien. La direction est un peu lourde (normal vu ce que supporte l’essieu avant) mais elle est bien assistée. La boîte ? Rien à redire pour le moment. Elle a plus de 20 ans mais sa gestion reste bonne. On note quand même que la suspension a du travail. Pas sur les changements d’appui mais avec les ralentisseurs. Ce n’est pas complètement « smooth ». Sans secouer ni être trop sec, on peut s’attendre à plus de confort d’un gros coupé. Sauf qu’il faut faire des compromis.

Sortie de village, personne devant. Le pied droit se fait très pressant. La SL 55 AMG évoluait sur son couple, en 4e. Là, la boîte sent bien que j’ai envie d’autre chose. Elle tombe un premier rapport avant de se rendre compte que ça ne suffit pas. Un 2e tombe. L’aiguille du compte-tours tend vers la droite. Pendant ce temps, ça pousse et ça pousse très fort. La répétition de l’exercice confirme qu’on a affaire à un moteur sacrément performant. Il vous plaque au siège avec une poigne certaine. Il rugit aussi et sait se faire entendre dans les tours. C’est la linéarité de ce moteur qui impressionne. Avant 2500 tours et jusque 4500 tours le couple est à son maximum. La puissance, elle, arrive de façon très linéaire. C’est là que la SL 55 AMG est intéressante et n’utilisant pas un turbo comme le ferait toute sportive moderne mais en faisant confiance à un compresseur qu’on ne retrouve plus dans la production automobile.

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Une fois la vitesse de croisière atteinte, on comprend pourquoi la suspension paraissait sèche. La caisse est parfaitement maintenue dans les grandes courbes. On ressent bien les aspérités de la route mais la SL 55 AMG ne dévie pas de son cap. Quand les virages se resserrent, c’est au freinage de causer. Les disques ventilés et percés font le job et le font bien d’ailleurs. Ce n’est pas facile quand on sait que le poids (réel) est au-dessus des deux tonnes. Pourtant, rien à redire. On fait plus que ralentir, la boîte suit le mouvement et le virage est parfaitement enroulé tandis que la direction nous place exactement là où on veut… même si elle se montre avare en remontée d’informations. C’est clinique. Évidemment, ça n’a rien de la sportive vintage.

Chaque relance est impressionnante. Si un SUV vous colle dans un village (les 50 km/h sont des notions relatives pour certains), sitôt le panneau passé, un coup d’accélérateur, même pas un gros, juste une pression, le fait rapetisser dans le rétro. Si un autre vous bloque à 70, pas besoin d’une grosse fenêtre de visibilité pour le dépasser. L’évolution rapide, elle maîtrise donc. Pourtant, il faut bien avouer que la SL 55 AMG n’est pas une pure sportive. Même en étant efficace, son poids tempère les envies dans les virages. Oui, elle passe fort, mais elle se fera déposer par toute voiture plus légère et mieux équilibrée. Par contre en ligne droite, elle aura son mot à dire.

On calme le rythme. La SL 55 AMG sait aussi cruiser sans que vous ne ressentiez le « besoin » de faire causer les 476ch. Sur un filet de gaz et avec des conteneurs de couple, elle cruise. Non, le toit fermé n’est toujours pas dérangeant puisque la pluie a redoublé.

Conclusion Partielle

La fiche technique de la SL 55 AMG est impressionnante et il faut bien dire que ses accélérations sont à la hauteur des attentes. Confortable, performante, elle coche de nombreuses cases. Le pire, c’est que le rapport perfs/prix est vraiment très bon.

Prix et Disponibilité

Ça vous donne envie ? L’avantage c’est que cette voiture, on vous l’a déjà dit, propose un rapport prix/performances (et globalement prix/prestations) très intéressant. Les prix débutent entre 20 et 25.000€ mais elle ne sera alors pas exempte de défauts. Les SL 55 AMG version 500ch seront plus chères et moins l’auto est kilométrée, plus ce sera cher. Notre Mercedes SL 55 AMG du jour sera à vendre dans quelques jours. Ce sera en vente aux enchères en Haute-Marne. Son entretien a été suivi, avec de nombreuses factures et hormis le toit, tout marche très bien. Elle est estimée entre 25 et 30.000€.

Fiabilité et Entretien

Du côté des choses à surveiller, on ne parle pas d’une ancienne donc pour une fois je vous évite le volet corrosion. Par contre on peut en ajouter côté électronique parce que ça vieillit quand même (et c’est le souci du toit sur notre auto du jour). Il faut aussi penser à changer les circuits d’huile des suspensions tous les 2 ans ou 20.000km. Gros avantage : la plupart (on ne va pas généraliser non plus) des concessions Mercedes sauront trouver les pièces et vous les changer.

Polyvalence et Héritage

En 2002, Mercedes réalise sans doute la sportive la plus polyvalente de sa génération. Roadster, coupé, voyageur au long cours, redoutable négociant en virages, flâneur des bords de mer et supercar à ses heures, le SL 55 AMG mélange les genres avec une réussite insolente. Des berlines ou coupés au luxe outrancier discutant avec des GT au feu rouge, Mercedes en confectionne déjà depuis des lustres. Mais en 2002, la faculté de la marque étoilée à proposer des sportives “caméléons” franchit un nouveau cap avec le SL 55 AMG. Esthétiquement, le raffinement cher à la marque reste de mise. Le kit carrosserie et les roues de 18” n’altèrent en rien la ligne pure et élégante du SL cinquième du nom. Une pression sur le démarreur situé au sommet du pommeau de vitesse laisse échapper un grondement caverneux qui tranche avec la discrétion générale de l’auto. Cette sonorité aux accents américains émane d’un V8 ensorcelé par AMG.

Le V8 AMG en Détail

Ce bloc de 5,4 litres dérive de celui équipant déjà le coupé CL 55 (360 ch), lui-même extrapolé du bon vieux 5,0 litres 24 soupapes développant 306 canassons sous le capot des SL, CLK, E et S 500. L’archaïque distribution à trois soupapes par cylindre est conservée, mais ce manque de noblesse est largement compensé par une foule de raffinements techniques, à commencer par la greffe d’un compresseur à vis entre les deux bancs de cylindres. De quoi propulser le SL dans la catégorie des supercars. Au lancement, Mercedes annonce une puissance de 476 ch, qui passera à 500 quelques mois plus tard. Cette valeur place déjà le 55 AMG un cran au-dessus des Ferrari Modena (400 ch) et autres Porsche 911 Turbo (420 ch). Mais lorsque l’on jette un oeil au couple maxi culminant à 71 mkg, la Mercedes surclasse les meilleures, y compris la Lamborghini Murciélago (66 mkg).

Bien sûr, le temps où SL signifiait “Sport Leicht” (sport léger) est bel et bien révolu. Le rapport poids/puissance demeure néanmoins exceptionnel et le SL 55 parvient à jouer dans la même cour que la Modena en accélération. L’agrément distillé par le V8 est à la hauteur de sa fiche technique. Docile et incroyablement souple à bas régime, il devient rageur et expressif à souhait à l’approche de la zone rouge. Qui plus est, la boîte automatique plutôt réussie ne nuit que très peu au brio de la mécanique.

Comportement Routier

Le comportement est tout aussi enthousiasmant. Avec un tel poids, une direction très assistée, un amortissement consensuel et l’omniprésence de béquilles électroniques, on ne peut pas parler de sport pur et dur. Cela dit, l’efficacité et l’agilité demeurent étonnantes pour un engin de deux tonnes, et cela en grande partie grâce à la suspension pilotée qui limite considérablement la prise de roulis. Le pilotage de ce monstre de puissance est déconcertant de facilité, au point d’aller sans s’en rendre compte bien au-delà de ses propres limites. L’ESP semi-déconnectable, les freins XXL et l’équilibre naturel du châssis jouent alors pleinement leur rôle.

Le Pack Performance: Une Option Incontournable

Avec une gamme de moteurs puissants chapeautée par un V8 5.5 suralimenté et un look à tomber par terre, la Mercedes SL AMG de génération R230 ne manquait pas de caractère, surtout à sa sortie en 2001. Beaucoup plus moderne que son prédécesseur en matière de style, ce roadster de grand tourisme à toit en dur rétractable bénéficiait, en plus d’une certaine élégance naturelle, d’une sportivité exacerbée une fois passée entre les mains d’AMG. La belle embarquait alors un huit cylindres de 5 439 cm3 développant pas moins de 500 ch et 700 Nm de couple, transmis au sol via une boîte automatique à 5 rapports. Grâce à cette puissance et après avoir abattu le 0 à 100 km/h en 4,7 secondes, la SL 55 AMG pouvait atteindre une vitesse de pointe de 250 km/h limitée électroniquement. Le prix d’appel de cette version était aux alentours de 140.000 € au début des années 2000.

Mais la vitesse maximale n’était pas satisfaisante pour bien des propriétaires à l’époque, un peu frustrés de ne pas pouvoir pousser leur bolide un peu plus loin. La marque allemande a alors décidé de proposer un Pack Performance sous le code option “030” dès 2003 afin de débrider cette vitesse de pointe, mais ce package offrait bien plus encore. En effet, il justifiait son prix élevé (plus de 10 000 €) par un kit carrosserie spécifique calqué sur celui de la Safety Car de Formule 1 de l’époque, un radiateur d'huile supplémentaire, une suspension reparamétrée et des disques percés de plus grand diamètre. Les roues étaient aussi spécifiques sur ce modèle, avec des jantes de 19 pouces chaussées de pneus de 255 mm de large à l’avant et 285 mm de large à l’arrière. La vitesse de pointe était alors enfin “acceptable“ car rehaussée à 300 km/h ! Encore limitée par une bride électronique, cette valeur pouvait atteindre plus de 320 km/h, mais les pneus montés de série ne le permettaient pas.

Une Mercedes SL 55 AMG F1 ou Pack Performance s’échange aujourd’hui près de quatre fois moins cher que ce qu’elle valait d’origine en état neuf. Une bonne occasion peut se trouver aux alentours de 35 à 40 000 €.

Évolution du Modèle SL

Au Salon de Genève 2006 sera exposé début mars en première mondiale le nouveau Mercedes SL. Si la marque parle de nouvelle génération, les visiteurs resteront perplexes en cherchant les différences stylistiques marquantes. La nouvelle grille de calandre, la forme différente des pare-chocs, des projecteurs anti-brouillard et des feux arrière n'affectent qu'au détail la silhouette magnifique du coupé/cabriolet lancé en 2001. « Il plait tellement à la clientèle que nous n'avons pas osé y toucher » ont reconnu les designers au cours d'une présentation internationale de grande ampleur à Majorque en Espagne.

Le Mercedes SL constitue depuis plus de 50 ans un tel mythe que le constructeur de Stuttgart a préféré cette fois agir sur son potentiel dynamique en proposant un V6 retravaillé en entrée de gamme et des V8 et V12 plus puissants (allant de 388 ch pour le SL 500 à 517 ch pour le SL 55 AMG et le V12 SL 600) mais également plus sobres et moins polluants. La direction rendue plus directe et la suspension Airmatic ABC (Active Body Control) revisitée renforcent encore son caractère sportif sans dégrader son confort et son pilotage en toute sécurité. Malheureusement, l'évolution constante de la technologie et l'enrichissement de l'équipement touchant le confort et la sécurité se traduisent une nouvelle fois par un alourdissement. On note de 30 à 80 kilos selon les modèles, le SL 55 AMG approchant les 2 tonnes.

Avant d'être remplacé par un modèle inédit (pas avant 2010 au mieux), le Mercedes SL vendu à plus de 663.000 exemplaires depuis sa réapparition moderne en mars 1989 reste sans concurrence en attendant le nouveau XK de Jaguar. Le suréquipement et les performances en hausse ont également « boosté » les prix. A part le SL 350 qui, à 88.000 €, justifie sa légère hausse de 1200 € par un montage en série de la boite 7 G tronic, tous les autres modèles augmentent dans des proportions parfois importantes. La palme revient au SL 55 AMG dont le tarif passe de 145.000 à 156.000 €. Cher pour 17 chevaux supplémentaires.

Mercedes-Benz et AMG ont jeté un pavé dans la mare des GT d’exceptions avec le SL 55 AMG. Coupé et cabriolet en un clin d’œil, ultra-performant mais confortable et polyvalent, le SL 55 AMG marie à merveille les qualités propres à la marque à l’étoile, en ajoutant une sacrée dose de sport et de caractère. Avec le pack performance, la mécanique demeure inchangée. C’est toujours le charismatique et enivrant V8 compressé qui délivre ses 500 ch à 6 100 tr/mn et 700 Nm de 2 650 à 4 500. Son couple de camion, il le doit à son compresseur mécanique. Résultat, le V8 est disponible à tout instant et pousse très fort ! Si ses performances sont déjà excellentes dans le SL 55 AMG de « série », certains clients regrettaient la limitation à 250 km/h, se faisant certainement chambrer par leurs copains en Porsche ou Ferrari… hum ! Du coup, le Pack Performance est conçu pour permettre au SL55 AMG éponyme d’atteindre 300 km/h en toute sécurité tant pour la mécanique (entrées d’air et radiateur d’huile additionnels).

Toujours aussi véloce (0 à 100 km/h en 4″7 et km DA en 23″0), le SL 55 AMG Pack Performance (option « 030 »), soigne ses dessous : suspension ABC re-paramétrée, disques ventilés et percés plus gros (Ø 380 mm). Le SL55 AMG Pack Performance est doté de nouvelles jantes alliages spécifiques de 19″ chaussées de pneus en 255/35 R19 AV et 285/30 R19 AR, complété d’un contrôle électronique de pression des pneus pour une sécurité maximale. Des modifications pas si superflues pour permettre à ce roadster surpuissant mais très lourd (1,9 tonnes) de rouler à 300 km/h. l’armada électronique (non déconnectable) usuelle chez Mercedes-Benz est bien entendu de la partie (ESP, ASR, BAS, SBC…). L’habitacle demeure inchangé avec cette présentation luxueuse et moderne et son équipement de série complet. Le SL55 AMG doté de la coûteuse option Pack Performance (11 200 €) fait mouche car au-delà de la flatterie de l’ego du conducteur de pouvoir atteindre les 300 km/h, les modifications touchant essentiellement les trains roulants sont bienvenues et pas superflues.

Conclusion Supplémentaire

Malgré son âge, cette Mercedes SL55 AMG est encore capable de belles pointes de vitesse sur l’autoroute. Dans les concessions Mercedes, la nouvelle SL Roadster a fait son apparition depuis quelques mois. Remplaçante à la fois de la Mercedes-AMG GT et de la Mercedes SL, elle est l’héritière d’une longue tradition de coupé Grand Tourisme.

Tableau Récapitulatif des Caractéristiques Techniques

Caractéristique Valeur
Moteur V8 5.5L Kompressor
Puissance 476 ch (puis 500 ch)
Couple 700 Nm
Transmission Automatique 5 rapports
0-100 km/h 4.7 secondes
Vitesse maximale 250 km/h (limitée), 300 km/h (avec Pack Performance)

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