Avec son style totalement revu et sa nouvelle plateforme, la Yaris de quatrième génération change tout. Au mois de mars dernier, la Toyota Yaris a été élue voiture de l’année. Une récompense qu’elle obtient pour la deuxième fois de son existence après le sacre de la première génération en 2000.
Si certains modèles se contentent de retouches légères lors d’un changement de génération, il n’en est rien pour cette Toyota Yaris. Le look sage de la précédente mouture laisse place à un style plus expressif et plus personnel, tout en gardant un gabarit compact.
Design extérieur et intérieur
Sa longueur reste identique avec 3,94 m mais sa largeur augmente de 6 cm pour atteindre 1,75 m et sa hauteur baisse d’un petit cm (1,50 m). Elle paraît ainsi plus posée sur la route, un effet renforcé par ses ailes marquées et ses porte-à-faux réduits.
À l’avant, l’imposante calandre ne passe pas inaperçue tandis que l’arrière se remarque grâce à son pare-chocs bombé et ses feux en relief. Si l’extérieur de la Yaris a bien progressé, l’intérieur n’est pas en reste et fait preuve de sérieux.
La qualité de fabrication, sans égaler les meilleures élèves de la catégorie, n’a globalement pas à rougir face à la concurrence. Grâce à une bonne ergonomie, on trouve vite ses marques au sein de cet habitacle.
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Les compteurs (analogiques en version de base, numériques ici) sont lisibles et joliment dessinés tandis que la dalle tactile au format tablette se montre simple à utiliser. Le reste de la planche de bord est occupé par de nombreux rangements, fort pratiques au quotidien, tandis que le bas de la console centrale accueille les commandes physiques de ventilation.
Si l’on se sent bien à bord, l’ambiance est cependant bien sombre avec du noir absolument partout. Avec un empattement augmenté de 5 cm, l’habitabilité est suffisante pour se sentir à l’aise et avec une belle sensation d’espace, du moins à l’avant.
Néanmoins, au deuxième rang, pas de miracle : si la place ne manque pas, les vitres remontant assez haut »enferment » les passagers. L’accessibilité à la banquette n’est pas des plus aisée, ceci étant dû à la petite ouverture dégagée par les portes arrière.
Avec seulement 286 litres, le volume de coffre n’est pas ridicule mais reste en deçà de ses concurrentes plus imposantes.
Motorisation et performances
Bien que la Yaris dispose aussi de blocs essence uniquement thermiques, elle mise fortement sur sa motorisation hybride. Apparue sur la précédente génération, elle a été un grand succès et fut massivement plébiscitée par les clients.
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C’est donc logiquement qu’elle a été reconduite sur la Yaris 4. Sous le capot, on trouve donc le trois cylindres de 1.5 litre développant 91 ch associé à un moteur électrique. La puissance cumulée atteint 116 ch, soit 16 de plus qu’auparavant.
Cela la place juste au-dessus de la Honda Jazz qui se contente de 109 ch mais encore loin de la Clio E-Tech qui dispose de 140 ch. Sur cette nouvelle génération, une batterie lithium-ion a été préférée à l’ancienne nickel-hydrure car plus légère et performante.
Sa puissance d’environ 1 kWh permet à la Yaris de démarrer en tout électrique et de profiter d’un agréable silence de fonctionnement. En ayant le pied léger et si elle est chargée au maximum, il est possible de rouler 3 km sans émission et d’atteindre une vitesse de 70 km/h.
Si la boîte de vitesses à variation continue CVT a fait des progrès et limite davantage l’emballement du moteur qu’auparavant, l’effet mobylette reste tout de même présent. Lors des fortes sollicitations, le moteur se fait entendre mais heureusement, cela ne dure pas et revient à la normale une fois à vitesse stabilisée… sauf si vous roulez sur autoroute.
En effet, à 130 km/h, le moteur tourne à 4 000 tr/min et se montre donc particulièrement sonore. Le fonctionnement de la boîte CVT a au moins le mérite de maintenir le bloc essence dans sa plage de régime la plus efficace et donc, de limiter son appétit.
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Au cours de notre essai, l’ordinateur de bord nous a indiqué une consommation de 4,4 litres / 100 km sur un parcours mixant voie rapide et circulation en ville, preuve d’une grande sobriété.
Comportement routier
Sur la route, la Yaris progresse nettement en agrément de conduite. Alors que la précédente génération ne provoquait aucun sentiment particulier, cette nouvelle mouture se montre nettement plus enjouée.
La nouvelle plateforme TNGA-B a notamment permis d’augmenter la rigidité de la caisse de 37 %, ce qui se ressent nettement volant en main.
Prix et équipements
Si la Yaris démarre à 17 750 € avec le 1.0 VVT-i de 70 ch, il faut compter un minimum de 21 450 € pour accéder à l’hybridation. Pour ce prix, vous bénéficiez de la version d’accès France qui possède notamment les jantes tôle 15 pouces, la climatisation auto bizone (manuelle hors hybride), la lecture des panneaux de signalisation, les feux et essuie-glace automatiques, ou encore le Bluetooth et l’écran tactile de 7 pouces.
Il est à noter qu’à partir de juin prochain, l’ensemble de la gamme Yaris sera remanié avec le remplacement des finitions France par Dynamic et Première par Style. À cette occasion, les tarifs augmenteront de 500 € mais la dotation de série se verra enrichie.
Conclusion
Si la Toyota Yaris était déjà une auto tout à fait recommandable, le passage à cette quatrième génération lui permet de progresser partout, notamment en qualité de finition et agrément de conduite. Elle soigne encore davantage sa consommation grâce à une technologie hybride parfaitement maitrisée.
On pourra seulement regretter une boîte CVT prompte à monter dans les tours, un régime moteur trop élevé sur autoroute ou un confort à basse vitesse entaché par de grandes jantes. Pour le reste, la Toyota Yaris est une vraie réussite, d’autant plus qu’elle ne fait pas payer ses qualités trop chères et se montre compétitive face à ses concurrentes directes.
La Honda Jazz s’affiche à partir de 21 990 € et la Renault Clio E-Tech, certes plus puissante, dès 22 600 €.
Nouvelle Toyota Yaris : une métamorphose réussie
Octobre 2019, Toyota présente la quatrième génération de sa citadine phare, la Yaris. Vingt ans se sont écoulés depuis la première génération mais comme un bon vin, la Yaris se bonifie avec l’âge.
Une nouvelle génération qui se métamorphose grâce à la nouvelle plateforme GA-B issue de la famille TNGA. Derrière ces noms de codes, se cache l’évolution la plus importante de la Yaris.
Pour les amateurs de conduite, cette structure est alléchante sur le papier avec un gain de rigidité de l’ordre de 37%, un centre de gravité abaissé de 12 mm et une meilleure répartition des masses. Ça donne envie non ?
Cette plateforme a aussi l’avantage d’apporter plus d’habitabilité à encombrement équivalent grâce, notamment, aux roues placées aux quatre coins, comme une certaine MINI des années 60 !
Pour autant, derrière cette évolution cachée se dévoile une autre, visible de tous : le design. Fidèle à la volonté du président de Toyota, Monsieur Akio Toyoda, les Toyota se doivent d’être plus sexy qu’auparavant.
Et une chose est sûre, c’est que la nouvelle Yaris a un pouvoir d’attraction bien plus fort. Un style charismatique qui se démarque de la concurrence et qui a été réalisé par le centre de design ED2 situé à Sophia-Antipolis en France.
Dessinée et fabriquée en France, c’est un argument de choc ! On apprend que les designers Mario Majdandzic et Takayuki Nakajima se sont inspirés du Kuromame, une fève japonaise très arrondie.
On retrouve vraiment cet aspect avec le capot et la ligne de toit bombée. Une forme qui a été travaillée avec des détails lui donnant la force et la puissance visuelle d’un taureau. Grande calandre, phares effilés, bandeau de feu haut perché, ailes marquées et un pare-chocs arrière réalisé en forme de boomerang.
À l’intérieur, les nouvelles dimensions proposées par la plateforme se ressentent. L’empattement a été allongé de 50 mm alors que la voiture a perdu 5 mm de longueur et la hauteur de caisse a diminué de 40 mm.
Avec son grand pare-brise, l’impression d’espace est présente, ce qui est moins le cas à l’arrière pour les grands gabarits. Face au conducteur on trouve une planche de bord moderne, claire et bien assemblée.
Il y a moins d’effet de style qu’à l’extérieur pour favoriser l’ergonomie. Cette finition GR Sport apporte quelques détails comme le volant avec surpiqûres, le pédalier en aluminium et des seuils de porte inédits. Le détail amusant, les compteurs qui imitent des jumelles.
La Yaris se présente comme la citadine la plus sûre du marché en s’équipant de série d’un système avancé de pré-collision avec détection nocturne des piétons, d’un assistant de trajectoire, d’un lecteur de panneaux de signalisation et d’un régulateur de vitesse adaptatif intelligent. On s’y sent bien à l’intérieur et on aborde la conduite du quotidien avec relaxation.
Un sentiment qui est bien aidé par ce qui fait la force de la Yaris, sa motorisation hybride. Pour cette quatrième génération, la Yaris a avant tout été pensée pour l’hybridation.
Elle étrenne une nouvelle génération du système hybride Toyota (lire histoire) composé d’un moteur essence 3 cylindres 1.5 L de 92ch et 120 Nm de couple, ainsi qu’une nouvelle batterie lithium-ion plus puissante et plus légère de 20 kg.
Un ensemble qui permet un gain de puissance de 16% par rapport à la précédente génération avec 116 ch cumulés et une efficience accrue permettant d’abaisser les rejets de CO2 de 20%. Il reste tout de même deux motorisations thermiques disponibles, le 1.0 VVT-i de 70 ch et le 1.5 VVT-i de 120 ch.
Avec la boîte automatique e-CVT montée d’office sur l’hybride, la ville est son terrain de jeu. À la fois douce et vive, la Yaris se faufile grâce à son gabarit et à son très bon rayon de braquage. Dans ces conditions, elle se déplace le plus souvent dans le silence de quoi profiter du système audio JBL.
La consommation d’essence atteint des records de sobriété avec seulement 3,6L aux 100 km. Avec la fonction B (brake) enclenchée, le frein moteur est plus fort pour permettre de recharger la batterie ce qui conduit à ne quasiment jamais utiliser la pédale de frein en ville. Autre bon point pour les émissions de particules fines !
S’il y a quelques années les citadines étaient cantonnées au milieu urbain, en 2022, une citadine se doit d’être polyvalente et pouvoir parcourir avec aisance toutes les routes.
Sur cette quatrième génération, les ingénieurs ont travaillé à rendre la Yaris plus dynamique. Direction les petites routes du Lauragais pour tester ces nouveautés. J’ai d’abord pu essayer une version Design, la version la plus vendue en France, avant de tester cette finition GR Sport.
Une information importante, car dans les faits le ressenti est différent. Au volant du cœur de gamme, la Yaris se montre vive avec une direction légère mais assez directe. Les changements de cap se font naturellement mais les jantes en 16 pouces et les suspensions moins fermes ne permettent pas une conduite très sportive. Elle peut très vite se montrer sous-vireuse.
Une fois qu’on s’accommode au système hybride, les accélérations sont suffisamment nerveuses et la pédale de frein a un bon mordant. Des réglages qui correspondent globalement avec la philosophie de la Yaris, plutôt axée sur le confort et l’agrément de conduite en ville.
Néanmoins, pour les plus sportifs d’entre nous, avant de passer à l’incroyable Yaris GR (lire essai), il existe cette finition GR Sport. Bien plus qu’un package cosmétique, cette finition apporte des réglages plus sportifs avec des jantes 18 pouces disposant d’une hauteur de flanc de pneu plus petite et une suspension revue pour permettre aux amortisseurs de réagir plus rapidement à basse vitesse.
À l’arrière, les ressorts ont été optimisés afin de supprimer la perte d’adhérence des roues et les mouvements de caisse. Ces différences se ressentent très bien sur la route où la vivacité de la Yaris est encensée avec moins de prise de roulis.
Le feeling au volant devient bien plus naturel avec une direction encore plus directe. Assis dans cette belle sellerie cuir UltraSuede dédiée, le confort n’est pas trop dégradé. La Yaris se révèle juste un peu ferme sur les grosses cassures.
La Yaris est donc largement adaptée au réseau secondaire, son système hybride permettant d’obtenir des consommations d’environ 5,0 l/100 km. La Yaris est donc définitivement une citadine polyvalente, sûre, agréable à conduire et à regarder.
Une voiture bien pensée et plus que jamais dans l’air du temps avec sa motorisation efficiente et très sobre. Ce n’est pas étonnant qu’elle ait remporté le trophée de la voiture européenne de l’année en 2021. Une voiture à la carte qui correspond à toutes les attentes.
Pour les plus aventureux d’entre vous il existe la version SUV dénommée Yaris Cross (lire essai). Toujours pas livrée aux clients, la nouvelle Toyota Yaris a pourtant ouvert les commandes de sa version hybride depuis bien longtemps.
Mais aujourd'hui, c'est un classique moteur essence qui vient l'aider à baisser ses tarifs. Depuis sa précédente génération, on a tendance à systématiquement associer la Toyota Yaris à sa version hybride.
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