La Lamborghini Gallardo est sans doute l’un des plus explosifs cabriolets italiens du marché des automobiles sportives de luxe. Allure bestiale, ligne irréprochable, moteur V10 puissant.
L'Intégration du Moteur Audi dans la Lamborghini Gallardo
Ce mariage inattendu n’a rien d’incohérent dans la mesure où Audi est devenu propriétaire de la célèbre officine italienne à partir de 1998. Et pour mettre judicieusement à profit cet achat, et gagner à bon compte rapidement en image de marque, rien de tel qu’une mécanique endiablée, propre à transformer n’importe quelle grosse berline bourgeoise en sportive survitaminée.
En 2006, la berlinette bankable de Lamborghini est la Gallardo, et c’est donc vers son fantastique moteur que les ingénieurs allemands se tournent. Un V10 5.2 FSI (injection directe d’essence), doté d’une cascade de pignons en guise de distribution, qui passe de position centrale arrière sur l’italienne, à position longitudinale avant sur l’allemande. Bien sûr, pour garantir une fiabilité à toute épreuve et respecter une certaine hiérarchie avec Lamborghini, la puissance est ramenée à « seulement » 450 ch, soit exactement comme sur la première RS6.
La Motorisation de la Gallardo Spyder
Esthétiquement parlant, le profil général de la Gallardo Spyder ne diffère pas trop du modèle coupé, hormis la disparition de la custode arrière et le toit, qui est cette fois remplacé par une capote en toile, entièrement automatique. L’opération de décapotage s’effectue en 20 secondes via des commandes implantées sur la console centrale. Côté motorisation, on a affaire à un V10 Lamborghini d’origine Audi.
La Spyder donne la sensation d’un luxe inouï malgré sa vocation de sportive née. Plusieurs options demeurent disponibles comme la boite séquentielle e-gear, la caméra de recul, le système de navigation ou encore le capot moteur transparent.
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La Consommation de la Gallardo Spyder
La Lamborghini Gallardo Spyder consomme 17 litres/100 mais s’avère beaucoup plus gourmande en conduite sportive où elle passe aux environs de 30 L. Disponible à la vente depuis Février 2007, son prix de départ affichait 172 822 €.
La Lamborghini Gallardo et le Moteur Toyota : Une Transformation Inattendue
Un moteur Toyota dans une Lamborghini ? Cela se passe aux Etats-Unis, dans l'atelier du préparateur Street Aero. En effet, l'atelier a commencé avec l'idée de mettre de côté le V10 d'origine et d'installer un moteur 2JZ provenant des voitures Toyota les plus performantes des années 1990. L'intérieur est complètement dépouillé, avec des plaques de métal et un arceau de sécurité qui font ressembler la voiture à une sorte de concept inachevé. Tout au long des deux années de travail, les problèmes n'ont pas manqué. En fin de compte, cependant, il semble que tous les sacrifices aient payé. Selon ses créateurs, cette Lamborghini bizarre au look Mad Max "se conduit comme un kart" et a enregistré 1100 ch lors du test sur banc.
Nouvel exemple de "transmécanisme" : une Lamborghini Gallardo a été lourdement modifiée pour accueillir un 6 cylindres Toyota de 1000 ch à la place de son V10 d’origine.
Les Transformations et Modifications de la Gallardo
Ainsi, une Lamborghini Gallardo a récemment fait parler d’elle, son moteur d’origine ayant été substitué par un bloc… Toyota !
Le monde à l’envers ? Pas tout à fait, puisque malgré son caractère moins noble en apparence, ce moteur développe tout de même plus de 1000 ch, soit près du double de la puissance du V10 de 5.0 L italien, qui "plafonne" à 530 équidés. Sur le plan stylistique, beaucoup de bouleversements sont aussi à noter. La voie arrière a ainsi été élargie, et la carrosserie du porte-à-faux preque intégralement supprimée. Les phares, pare-chocs et passages de roues ont ainsi disparu, laissant place à un arrière ouvert sur les pièces mécaniques et à la sonorité du nouveau 6 cylindres japonais.
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Le Projet de Tuning de Street Aero
Cette Gallardo unique (et visuellement très torturée) a été réalisée par la société Street Aero, spécialisée dans la transformation de véhicules, et a nécessité 18 mois. Elle a été exposée à l’occasion du dernier SEMA Show de Las Vegas, un salon dédié aux équipements spéciaux pour voitures de série, et donne une idée générale de ce que des mécanos chevronnés peuvent réaliser sur la base de modèles "normaux", en apparence.
Les Modèles V10 Emblematiques
La Lamborghini Huracan n’est plus, remplacée par la Temerario et son V8 hybride. Par conséquent, il n’existe officiellement plus aucune voiture de “grande” série neuve avec un moteur V10. Retour sur ces modèles qui ont embarqué un tel bloc en série. C’était la nouveauté à ne pas manquer chez les sportives. Mi-août, Lamborghini a présenté pendant la Monterey Car Week, en Californie, la très attendue remplaçante de la Huracan. Baptisée Temerario, cette nouvelle bête inaugure une nouvelle motorisation V8 hybride de 920 ch, délaissant ainsi le V10 présent depuis la Gallardo en 2003. Sa cousine technique, l’Audi R8, ayant pris sa retraite, il n’est officiellement plus possible d’acheter une voiture neuve, homologuée pour la route, équipée d’un tel bloc.
Audi S8 : Une Limousine de Classe avec un Cœur de Lamborghini
C’est un fait, cette Audi S8 de seconde génération est une limousine de classe. Et de chasse, son fantastique V10 Lamborghini lui donnant tout son sel. Jamais une A8 n’a été élevée à un tel rang, et il est hélas presque acquis que, jamais plus, on ne verra un aussi improbable croisement, entre une berline de prestige et une authentique voiture de course. Un savoureux antagonisme qui donne à cette Audi bipolaire, plus qu’attachante, une saveur incomparable.
Autres Véhicules Équipés de Moteurs V10
- Audi R8 : Il s’agit d’une version dégonflée à 525 ch du bloc 5.2 que l’on retrouve dans la Gallardo phase 2 sortie en 2008.
- Audi RS6 : La berline hérite du bloc de la Lamborghini Gallardo, réalésé pour l’occasion à 5.2 et affichant une puissance de 435 ch.
- BMW M5 : Et dès lors qu’elle a reçu un V10 dans sa sulfureuse version M5, elle est devenue tout simplement inoubliable (les garagistes l’adorent aussi). Au menu du monstre bavarois : une zone rouge perchée à 8 250 tr/min, 507 ch envoyés aux seules roues arrière et une sonorité caractéristique.
- Dodge Viper : La supercar américaine est une pionnière : il s’agit de la toute première voiture de série à embarquer un moteur V10. Pour son développement, les ingénieurs de l’époque ont fait appel à un constructeur appartenant au groupe Chrysler, un certain Lamborghini. Eh oui, la marque italienne a conçu le monstrueux bloc de 8.0 de cylindrée développant un peu plus de 400 ch.
- Lamborghini Gallardo : Au cœur de la bête italienne, un V10 5.0 de 500 ch et quatre roues motrices pour en mettre plein la vue à son grand rival Ferrari et sa F430. À son restylage en 2008, la Gallardo voit son bloc passé à 5.2 et sa puissance s’élève à 560 ch.
- Lamborghini Huracan : Le V10 cube toujours à 5.2, mais passe à 610 ch, tandis qu’une boîte automatique à double embrayage fait son apparition. Il y en a pour tous les goûts, la Huracan STO pour la piste ou la Sterrato pour jouer hors des sentiers battus.
- Lexus LFA : Seulement 500 exemplaires du coupé nippon ont été produits entre 2010 et 2012. La particularité de son V10 4.8 de 560 ch est qu’il a été conçu en collaboration avec Yamaha, d’où sa sonorité digne d’une véritable symphonie. Par ailleurs, le bloc montait tellement rapidement en régime qu’un compteur à aiguille ne pouvait pas suivre la cadence.
- Volkswagen Touareg & Phaeton : Le SUV et la luxueuse berline ont tous deux reçu un V10, mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un bloc 5.0… TDI ! Oui, c’est un moteur diesel, de 313 ch pour être exact. Le couple est donc camionnesque pour l’époque, avec 750 Nm. On est bien loin du scandale Dieselgate…
- Weismann MF-5 : Pour dynamiser ses coupés et cabriolets MF-5, Weismann est donc allé se fournir chez BMW. Vous l'aurez compris, cet OVNI automobile a eu droit d'embarquer le V10 de 5 litres de la M5 contemporaine, entre 2008 et 2011.
L'Audi A8 et le Moteur Lamborghini V10 : Une Fusion de Luxe et de Sportivité
Côté pile, on a une opulente limousine, un monstre de luxe, de raffinement et de technologie. Côté face, on a en revanche une vraie furie mécanique, qui fonce au tempo de son V10 Lamborghini. Chez Audi, après l’éphémère V8 apparu en 1988, le très haut de gamme est incarné dès 1994 par l’A8, un modèle vitrine pour le constructeur, qui concentre tout son savoir-faire technologique, la plus grande innovation restant sa fameuse structure ASF en aluminium (Audi Space Frame), un procédé d’avant-garde toujours en vigueur.
L'Évolution de l'Audi A8
Justement, au moment où Audi présente son A8 de quatrième génération restylée, il nous paraissait opportun de regarder dans le rétroviseur, pour revenir sur la génération qui reste, d’après nous, l’une des plus belles et intéressantes. Il s’agit de la « Type D3 » (l’Audi V8 étant considérée comme la D1), autrement dit l’A8 de seconde génération. Commercialisée à partir de 2003, celle-ci creuse davantage le sillon de sa devancière en se présentant, elle aussi, comme une grande et classique berline tricorps à la carrosserie lisse et épurée, et ce, jusqu’aux feux arrière affleurants. Un contenu d’une richesse incroyable qui sera sans cesse remis au goût du jour. Y compris le contenant d’ailleurs…
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Justement, à partir de 2006, l’A8 bénéficie d’un restylage qui voit la calandre Singleframe s’imposer massivement sur toute la face avant, façon Auto Union de course des Années 30, pour mieux affirmer l’identité Audi. Un bonheur n’arrivant jamais seul, la gamme A8 s’enrichit de la sportive version S8, déjà introduite sur la génération précédente (340 ch). Le mot « sportive » n’est en rien usurpé dans la mesure où jamais on n’a encore vu dans cette catégorie l’association entre une carrosserie tout en aluminium, forcément plus légère et rigide qu’un modèle identique en acier, avec un puissant moteur V8 et une transmission intégrale quattro. Un tiercé gagnant imparable qui va, pour les circonstances, être reconduit et encore amélioré. Comment ?
L'Expérience de Conduite de l'Audi S8 V10
Sur la forme, on pourrait presque passer à côté de cette imposante berline de 5m06 sans même la remarquer, s’il n’y avait ces quelques détails qui interpellent. C’est notamment le cas des sublimes jantes de 20 pouces, mais aussi des coques en aluminium brossé ou des 4 sorties d’échappement. Et si les inscriptions « S8 » visibles sur la calandre ou le coffre restent relativement discrètes, on marque naturellement un léger temps d’arrêt en découvrant le plus inattendu logo « V10 », apposé sur les ailes avant. Forcément, voilà un détail qui en dit long sur les prétentions de la bête !
L’intérieur ne laisse rien transparaître non plus, excepté une finition irréprochable, avec des assemblages frôlant la perfection. Et quel espace, l’empattement de 2m94 assurant une excellente habitabilité tant devant que derrière. Le cuir bi-ton et des pièces en aluminium véritable se disputent chaque centimètre carré, et la touche de sportivité étant ici suggérée par la présence d’appliques en carbone. Ce n’est pas que pour faire joli, dans la mesure où la lecture des tachymètres à aiguilles blanches confirmant les velléités de cette S8, avec un compte-tours dont la zone rouge démarre à plus de 7000 tr/mn, le compteur de vitesse étant gradué jusqu’à 300 km/h. Mais plus que la vitesse maximale, ce qui étonne le plus à bord d’une S8 est la facilité déconcertante avec laquelle on y arrive.
Quelques indices devraient pourtant me mettre la puce à l’oreille… Contact mis, la S8 laisse échapper un son rauque et caverneux caractéristique d’une grosse cylindrée bien que celui-ci demeure, standing oblige, relativement discret. Sélecteur de la boîte Tiptronic à 6 rapports calé sur « D », notre S8 cache encore bien son jeu. Mais à la première franche accélération, la boîte tombe un, voire deux rapports, réveillant le monstre qui sommeille sous le capot. La S8 bondit, ses 4 roues motrices semblant faire plisser le bitume, les 450 ch passant au sol sans la moindre déperdition. Sans être « collé » au fond des larges sièges, on est saisi par la force de la poussée, constante dès l’accélération, les 540 Nm de couple permettant à ce mastodonte de plier l’exercice du 0 à 100 km/h en à peine 5 secondes. Pas mal du tout pour un tel carrosse de plus de 5 mètres de long frôlant les 2 tonnes à vide.
Et même si les disques en carbone-céramique n’étaient pas encore disponibles, force est de reconnaître que ceux en acier de 380 mm avec étriers fixes à 4 pistons (et 356 mm à l’arrière), donnent pleinement satisfaction pour ralentir efficacement l’équipage. Vu la vitesse où les virages arrivent, c’est mieux ! Certes, on n’en attendait pas moins d’une voiture vendue minimum en neuf, à l’époque, quelques 110 750 €, soit près de 140 000 € aujourd’hui, en comptant l’inflation.
| Modèle | Moteur | Puissance | Couple |
|---|---|---|---|
| Audi S8 (Type D3) | V10 5.2 FSI | 450 ch | 540 Nm |
| Lamborghini Gallardo | V10 5.0 | 500 ch | N/A |
| Lamborghini Gallardo (2008) | V10 5.2 | 560 ch | N/A |
| Lamborghini Huracan | V10 5.2 | 610 ch | N/A |
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