Alors que Tesla est confronté à d’importantes difficultés depuis le début de l’année, un rapport publié par EV Universe montre que son Model Y a été le plus vendu dans le monde en 2024.
Ce média en ligne spécialisé a en effet réussi à retracer les ventes de près de 11 millions de véhicules dans 58 pays, ce qui représente plus de 99 % des ventes de véhicules légers à batterie de la planète.
Les États-Unis ont connu une très belle progression des ventes de véhicules à batterie l’an dernier (+7,3 %), mais cette croissance est nettement moins élevée que celle de l’an dernier, où elle dépassait 62 %. La part de marché des véhicules électriques a légèrement augmenté, pour atteindre 8,15 %.
Au final, sur les 58 pays étudiés, 37 ont vu leurs ventes de véhicules électriques augmenter en 2024, notamment le Brésil, l’Uruguay et le Chili, qui ont connu des taux de croissance les plus élevés, supérieurs à 200 %.
Avec des marques nées en Californie, il fut un temps pas si lointain où les États-Unis apparaissaient naturellement comme les grands architectes de la révolution électrique. Après tout, la technologie numérique s’invitait dans l’automobile, dans une sorte de continuité organique avec tout ce qui avait été inventé jusque-là dans la Silicon Valley. Tesla y avait été conçue, auréolée d’un esprit pionnier et d’une avance que l’on croyait irrattrapable.
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Certes, en termes d’avance technologique, l’Amérique domine encore les débats pour tout ce qui concerne la vie quotidienne, mais il s’agit davantage de services numériques et dématérialisés : IA, logiciels et plateformes. Tesla, jadis locomotive du marché, peine désormais à maintenir son rythme.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur l’ensemble du premier semestre 2025, la baisse des ventes de Tesla aux États-Unis est estimée - selon les sources - de 8% à 13% par rapport à la même période de 2024, alors que le marché américain du VE a progressé de 10 à 11% durant la même période.
En Europe, c’est pire, puisque Tesla a vu ses ventes chuter de 35 à 40% au premier semestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Mais la mécanique ne s’enraye pas uniquement à cause des volumes. Elle coince aussi sur le plan symbolique.
Elon Musk, l’un des pionniers de l’électrique, semble désormais davantage intéressé par sa carrière politique que par son image de visionnaire de la tech. De plus, son bras de fer avec Donald Trump a jeté une ombre sur l’image de la marque, a fortiori après l’annonce de la création de son propre mouvement politique, qui a accentué le divorce avec une partie de l’électorat conservateur.
Le coup de grâce pourrait bien venir de Washington. Le 4 juillet, Donald Trump a signé une loi budgétaire qui prévoit la fin des aides fédérales à l’achat de voitures électriques. À partir de septembre, les acheteurs ne pourront plus compter sur les incitations fiscales (jusqu’à 7 500 dollars) qui avaient contribué à dynamiser le marché ces dernières années.
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L’effet d’annonce a déjà refroidi une partie des consommateurs, mais c’est surtout pour les constructeurs que la menace est réelle. Tesla, bien sûr, qui dépendait en partie de ces subventions pour maintenir ses volumes.
Mais il n’y a pas que Tesla qui soit à la peine. Du côté des constructeurs historiques, la mutation électrique n’a rien d’un long fleuve tranquille. Ford, malgré des efforts louables, affiche encore des pertes colossales sur ses modèles électriques. En 2025, la marque devrait perdre plus de 5,5 milliards d’euros sur ce seul segment. Chaque voiture vendue coûte, au final, près de 25 000 euros à la marque. Chez Lucid, le constat est tout aussi amer. Malgré des berlines de luxe très abouties sur le plan technique, l’entreprise reste structurellement déficitaire, incapable de dépasser une production de niche.
Alors certes, l’électrique aux États-Unis progresse, mais lentement. Au premier semestre 2025, la part de marché des voitures électriques neuves aux États-Unis se situe autour de 10% du total des immatriculations de voitures particulières neuves.
Les dernières analyses indiquent que le marché américain du véhicule électrique a poursuivi sa croissance, avec une progression d’environ 11% sur un an, mais la dynamique semble se stabiliser autour de ce seuil symbolique de 10%, soit environ 400 000 véhicules électriques immatriculés sur un total de 4 millions de véhicules neufs. En fait, à part Tesla, il y a une marque qui semble mieux s’en sortir, Rivian, qui bénéficie en outre du soutien financier… d’une marque allemande, Volkswagen.
À part ces marques emblématiques ? Pas grand-chose. Si Cadillac semble bien engagée dans l’électrification, avec désormais une offre de plusieurs modèles, dont certains déjà vendus en Europe, on commence en revanche sérieusement à douter de la réalité des promesses sans cesse renouvelées mais jamais suivies d’effet de constructeurs indépendants comme Aptera ou Faraday Future.
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Mais le sujet dépasse le simple cadre de l’offre, et le malaise semble plus profond. À tel point que l’on pourrait presque parler de changement de civilisation. En fait, en matière d’automobile, l’innovation a changé de camp. Pendant que l’Amérique peine, la Chine fonce.
En quelques années, elle est devenue le plus grand fabricant mondial de véhicules électriques. Plus de 12 millions de voitures vendues en 2024, dont une large partie à l’export. Des marques comme BYD, Xpeng ou Nio lancent des modèles à un rythme effréné, parfois deux fois plus rapidement que leurs concurrents occidentaux.
Mieux : ces véhicules sont aujourd’hui à la fois plus abordables, mieux équipés, et souvent plus avancés technologiquement que ceux de leurs homologues américains. Ce basculement ne tient pas du miracle, mais d’une stratégie longuement mûrie. Pékin a investi massivement dans l’électrification dès le début des années 2010. Le programme « Made in China 2025 », que beaucoup d’observateurs occidentaux avaient sous-estimé, a porté ses fruits.
Les chaînes de production sont désormais intégrées, les batteries sont fabriquées localement, et les véhicules sont pensés comme des plateformes logicielles autant que comme des objets roulants. L’innovation ne concerne plus seulement le moteur, mais le système d’exploitation, la navigation, l’intelligence artificielle embarquée. En Chine, la voiture électrique est une extension du smartphone.
Dans le même temps, les exportations chinoises explosent. Au premier semestre 2025, elles ont bondi de 48 %, avec près d’un million de véhicules expédiés hors des frontières. Une partie grandissante de ces véhicules arrive aux États-Unis, souvent sous pavillon mexicain ou canadien, contournant habilement les barrières douanières.
Le paradoxe est cruel : alors que Washington supprime ses aides aux véhicules électriques, elle ouvre involontairement un boulevard aux constructeurs chinois, qui profitent de ce Cheval de Troie, malgré une taxe douanière de plus de 100%. Même la National Auto Dealers Association l’a reconnu : la nouvelle législation fiscale américaine pourrait, sans le vouloir, donner un avantage décisif aux marques asiatiques.
En 2023, la Chine était déjà le premier fournisseur de voitures (toutes motorisations confondues) au Mexique : 4,6 milliards de dollars d’exportations, représentant 20 % du marché mexicain . Entre 415 000 véhicules expédiés depuis la Chine vers le Mexique, seulement 134 000 y sont restés : la majorité a poursuivi son chemin vers les États‑Unis ou le Canada.
Face à cette déferlante, les États-Unis paraissent désarmés. Le pays, réputé pour la créativité de ses entrepreneurs et sa soif d’innovation, qui a longtemps revendiqué son leadership dans la tech, assiste aujourd’hui, presque impuissant, à son déclassement dans un secteur clé du 21ᵉ siècle.
Alors, que reste-t-il de l’empire américain à l’âge de la voiture électrique ? Des pionniers isolés, des géants en difficulté, un gouvernement hostile à l’électrification… et une population de plus en plus divisée sur la question.
L’histoire n’est pas encore écrite, bien sûr. Il existe encore, aux États-Unis, une capacité d’innovation hors normes, un écosystème de start-ups, d’ingénieurs et de chercheurs qui pourraient redresser la barre. Mais cela nécessiterait une volonté politique claire, des investissements massifs, une réindustrialisation pensée à long terme. Faute de quoi, la page risque bel et bien de se tourner.
Tesla a vu sa part de marché américaine chuter à son plus bas niveau depuis près de huit ans, les acheteurs préférant les véhicules électriques (VE) de concurrents en pleine expansion à ceux de la gamme vieillissante de la société d'Elon Musk, d'après les données du cabinet d'études Cox Automotive communiquées en exclusivité à Reuters.En août, Tesla a représenté 38% des ventes totales de véhicules électriques aux États-Unis, tandis que la société détenait auparavant plus de 80% du marché américain des VE.
C'est la première fois que l'entreprise passe sous la barre des 40% depuis 2017, lorsqu'elle avait intensifié la production de la Model 3, sa première voiture grand public, selon les premières données de Cox.Selon les données de Cox, les ventes de véhicules électriques neufs ont bondi de plus de 24% en juillet par rapport au mois précédent, grâce à la fin imminente du crédit d'impôt de 7.500 dollars pour les véhicules électriques et à des offres attractives.
Si Tesla a vu ses ventes augmenter de 7%, sa part de marché a diminué. D'après les données de Cox, en juillet, la part de marché de Tesla est tombée à 42%, contre 48,7% en juin. Il s'agit pour l'entreprise de sa plus forte baisse depuis mars 2021, lorsque Ford a lancé son véhicule électrique Mustang Mach-E, selon une analyse des données réalisée par Reuters.En août, la croissance de Tesla a ralenti à 3,1%, alors que le marché dans son ensemble a progressé de 14%, selon les données préliminaires.
PROJETS VE RETARDÉSTandis que d'autres constructeurs automobiles lancent de nouveaux véhicules électriques, Tesla s'est tourné vers la conception de robotaxis et de robots humanoïdes, retardant et annulant ses projets de modèles de véhicules électriques moins chers.
Une grande partie de la valorisation de l'entreprise repose sur ce pari. Vendredi, le conseil d'administration de Tesla a proposé un nouvel accord de rémunération pour le directeur général Elon Musk, évalué à environ 1.000 milliards de dollars (853,10 milliards d'euros), lié à des objectifs de performance ambitieux misant sur la croissance des produits basés sur l'intelligence artificielle et sur une prise de valeur à 8.500 milliards au cours de la prochaine décennie.
Mais l'activité automobile reste pour l'instant la principale source de revenus de Tesla, tandis que l'entreprise se dirige pour la seconde fois vers une baisse des ventes annuelles."Je sais qu'ils se positionnent comme une entreprise spécialisée dans la robotique et l'intelligence artificielle. Mais quand vous êtes un constructeur automobile et que vous n'avez pas de nouveaux produits, votre part de marché commence à décliner", a déclaré Stephanie Valdez Streaty, directrice des études sectorielles chez Cox, dans une interview accordée à Reuters.
Pendant des années, en tant que leader du marché, Tesla a pu augmenter rapidement ses ventes et imposer des prix élevés sur ses véhicules, lui permettant d'engranger des bénéfices. Mais avec le ralentissement des ventes et l'arrivée de nombreux concurrents, Tesla a dû baisser ses prix ces dernières années, réduisant ainsi ses marges et inquiétant les investisseurs.
Les activités politiques très à droite d'Elon Musk et son implication dans l'administration de Donald Trump jusqu'en mai ses liens avec le président Donald Trump ont également nui à la marque.
Les données de juillet ont montré que l'entreprise d'Elon Musk est devancée par ses concurrents. Hyundai, Honda, Kia et Toyota ont mis en place des incitations plus importantes que Tesla et ont fait grimper les ventes de véhicules électriques de 60% à 120%, augmentant ainsi leur part de marché."Ces constructeurs traditionnels profitent tous de ce sentiment d'urgence et sont en mesure de proposer des offres attrayantes pour leurs véhicules, et cela fonctionne", a déclaré Stephanie Valdez Streaty.
Marché automobile mondial du VE (BEV + PHEV)Globalement, la croissance du VE se poursuit - grâce à la Chineles ventes mondiales de VE ont atteint 4,3 millions d’unités au 1T2025, contre 3,2 millions un an plus tôt, soit une hausse de 32 % en glissement annuel (65% des ventes de VE sont des BEV) Le taux de pénétration des véhicules électriques en 2024 a atteint les 20 %, en progression de 4 points par rapport à 2023. Cette tendance devrait se poursuivre, avec un taux de 23 % attendu en 2025, puis 27 % en 2026.
Le gouvernement chinois a renforcé cette année ses mesures de soutien au marché, en augmentant notamment les incitations à la reprise et à la mise au rebut de véhicules, principalement pour stimuler les ventes de véhicules électriques. Le marché local a également bénéficié d’une vive concurrence sur les prix entre constructeurs nationaux et du lancement de nouveaux modèles. Face à un contexte économique intérieur morose et à la hausse récente des droits de douane américains, les autorités cherchent à compenser en dynamisant la demande, y compris sur le marché intérieur.
VE= véhicule 100% électriques (BEV) + Hybride rechargeable (PHEV) Marché européen du VE (BEV+ PHEV)Le déploiement des VE en Europe (1) semble marquer le pas temporairementContrairement à la baisse de 6 % des ventes de voitures particulières et de 10 % des motorisations thermiques, les ventes de véhicules électriques en Europe ont progressé de 12 % au premier trimestre 2025 en glissement annuel (0,8 millions de VE) - une hausse à nuancer, car elle s’appuie sur un premier trimestre 2024 particulièrement faible. Et ce, malgré un contexte tendu pour le secteur électrique ce trimestre (voir encadré Tesla en fin de document).
L’Allemagne et le Royaume-Uni se distinguent avec des hausses marquées de la part de marché des VE, respectivement de +8 et +7 points. Après une année 2024 en recul, une reprise modérée semble envisageable pour 2025 et 2026. Néanmoins, en l’absence de leviers de relance clairement identifiés, et dans un contexte de diminution progressive des aides publiques, il reste difficile d’anticiper un rebond plus soutenu.
(1) Europe : Europe de l’Ouest + Europe de l’Est Marché automobile françaisUn marché atoneLe marché automobile français enregistre un net recul au premier trimestre, en baisse de 8 % en glissement annuel avec 420 000 véhicules immatriculés. Seul le segment des motorisations essence progresse (+3 %), tandis que le diesel chute lourdement (-41 %). Les véhicules électriques affichent également un repli notable (-21 %), avec une baisse limitée à -7 % pour les BEV (véhicules 100 % électriques), mais une chute marquée de - 41 % pour les hybrides rechargeables (PHEV).
Le taux de pénétration des véhicules électriques atteint 23 %, en retrait par rapport aux niveaux observés au premier trimestre 2024 et 2023. À l’inverse, les motorisations essence dominent désormais le marché avec une part de 68 %, un record historique.
Marché automobile du VE aux USAVE aux US, quo vadis?Le marché des véhicules électriques affiche une progression de 11 % en glissement annuel, en comparaison avec un premier trimestre 2024 particulièrement modeste. Cependant, sur deux ans, les ventes semblent stagner autour de 400 000 unités, soit environ 10 % du marché automobile total. Les années 2025 et 2026 devraient s’inscrire dans la continuité de cette tendance.
Parallèlement, l’ordre exécutif présidentiel signé par Donald Trump, intitulé « Libérer l’énergie américaine », comporte plusieurs mesures susceptibles d’avoir un impact significatif sur le développement du véhicule électrique - même si leurs effets concrets restent incertains à ce stade. Parmi les principales dispositions : a) l’annulation des dérogations permettant à la Californie de fixer ses propres normes zéro émission ; b) l’instauration d’une norme fédérale unique pour les émissions des véhicules, en remplacement des initiatives locales plus strictes ; c) la suspension des fonds fédéraux non encore dépensés pour le développement des infrastructures de recharge.
Marché automobile du VE en ChineLa Chine est en train d’écrire l’histoire du VE toute seuleLa Chine enregistre une croissance spectaculaire de 44 % en glissement annuel au premier trimestre 2025 avec près de 2,9 millions de VE (BEV + PHEV) immatriculés. La part de marché des véhicules électriques s’établit à 40 %, en léger recul par rapport aux 45 % du trimestre précédent - un repli saisonnier désormais bien connu, lié à la prime de fin d’année sur les VE. Bien que cette incitation soit chaque année annoncée comme temporaire, elle perdure sous la forme d’une prime à la casse pour les motorisations thermiques, au profit de l’achat d’un véhicule électrifié.
Alors que la part de marché des VE stagne en Europe et aux États-Unis, la Chine poursuit sa trajectoire à un rythme impressionnant, portée par une demande intérieure robuste et des politiques publiques volontaristes. Un trimestre à 50 % de part de marché est envisageable dès 2025, et l’année 2026 pourrait franchir le cap des 60 %. À ce rythme, la Chine continue, seule, d’écrire l’histoire mondiale du véhicule électrique.
Tesla a vu son bénéfice net chuter de 71 % au premier trimestre 2025 en glissement annuel, une baisse que le constructeur attribue principalement au renouvellement de son Model Y. Toutefois, de nombreux analystes estiment que cette contre-performance est largement liée aux prises de position politiques et sociétales controversées de son dirigeant, qui auraient terni l’image de la marque. Alors que le marché mondial du véhicule électrique progressait de 32 % sur la même période, les ventes de Tesla reculaient de 21 % selon les données de Marklines (ou de 13 % selon Tesla). L’Europe enregistre la baisse la plus marquée avec -43 %, suivie de l’Asie (-24 %) et de l’Amérique du Nord (-5 %). Cependant, les derniers chiffres pour le mois de mars montrent une légère amélioration des ventes.
En Europe, il est intéressant de noter que les deux prises de position les plus marquantes d’Elon Musk sur sa plateforme X, visant spécifiquement le Royaume-Uni et l’Allemagne, n’ont pas eu le même impact commercial. Alors que les ventes de Tesla ont progressé de 3,5 % au Royaume-Uni, elles se sont effondrées de 62,2 % en Allemagne - un paradoxe d’autant plus notable que le pays accueille sur son sol une « giga factory » de la marque (voir figure).
La baisse des ventes de Tesla entraîne-t-elle dans son sillage l’ensemble du segment des véhicules électriques, dont l’attrait semble déjà s’éroder en Europe et en Amérique du Nord ? Les données suggèrent que ce n’est pas le cas. En Europe, par exemple, le groupe Volkswagen a enregistré au premier trimestre 2025 des ventes combinées de 65 000 unités pour ses modèles ID.7 et ID.4, contre seulement 25 000 un an plus tôt. En Asie, le constructeur chinois BYD s’impose quant à lui comme le principal bénéficiaire de ce nouveau paysage concurrentiel.
Elon Musk a lui-même reconnu les retombées défavorables de ses prises de position sur les ventes de ses véhicules et annoncé son retrait des affaires gouvernementales américaines pour le mois de mai, ses controverses personnelles pourraient peser à court terme sur la perception de la marque. À cela s’ajoute un contexte commercial tendu, marqué notamment par la guerre tarifaire engagée par l’administration américaine. La Chine, premier marché pour Tesla, en est une cible directe, ce qui rend la situation d’autant plus délicate pour un constructeur largement dépendant de la chaîne de valeur chinoise.
Par ailleurs, les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne ne sont que partiellement gelées : la surtaxe de 25 % imposée sur les voitures européennes importées aux États-Unis demeure en vigueur, sans contre-mesure apparente à ce jour.
A noter cependant que la forte intégration verticale de Tesla constitue un moyen de compenser les droits de douane, avec... Une croissance soutenueAu premier trimestre 2025, les ventes de véhicules électriques ont atteint 294 000 unités aux Etats-Unis. Une hausse de 10,6 % par rapport à la même période en 2024.
A noter qu’au premier trimestre 2025, les ventes de véhicules neufs aux États-Unis ont atteint environ 3,9 millions d’unités, marquant une hausse de 4,3 % par rapport aux 3,74 millions écoulées durant la même période en 2024. Les VE, certes encore très minoritaires, se sont donc démarqués par une croissance plus dynamique que celle des véhicules thermiques ou hybrides.
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