Prendre le soleil, humer l’odeur des blés fraîchement coupés et sentir une légère brise glisser le long de son cou, il n’y a qu’un cabriolet pour offrir ces douces sensations. Découvrez avec nous l'essai de la Mercedes Classe E Cabriolet 350 CGI.
Conduite et performances
Lesté de 120 kg de renforts par rapport au coupé, le tout nouveau cabriolet Classe E ne commet pas cet impair. À son volant, chaque promenade se transforme en véritable régal et ce, quel que soit le rythme adopté. Mieux, malgré son gabarit généreux (4,70 m de long) et son poids coquet (1 1790 kg), le cabriolet Classe E offre un équilibre difficile à prendre en défaut, surtout lorsqu’il profite -comme sur notre modèle d’essai- du pack Advance Agility. Celui-ci permet de durcir à la demande la suspension pilotée et la direction (en mode sport) pour accroître encore la sensation de maîtrise de l’ensemble et également augmenter la réactivité de la boîte automatique à sept rapports et la réponse du moteur. Il s’agit ici de l’excellent V6 à injection directe essence 350 CGI. Force tranquille, ce bloc sait se faire discret pour les balades coude à la portière et chanteur lorsqu’on le chatouille de l’accélérateur. Évidemment, avec 292 ch délivrés aux roues arrière, les performances sont bien au rendez-vous. Bref, le cabriolet Classe E n’est peut-être pas une voiture de sport (ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on lui demande !) mais c’est une très bonne auto.
Ce tout nouveau membre de la famille Classe E partage la plupart de ses entrailles avec le tout nouveau coupé Classe E, y compris son V6 biturbo de 329 chevaux et son couple de 354 Nm. Le moteur est jumelé à la boîte automatique Mercedes-Benz à neuf vitesses 9G-TRONIC. Et, comme dans le cas du coupé, peut être équipé d’une traction intégrale 4MATIC. Le V6 biturbo fait le job sans ostentation. Discret et onctueux, il propose des performances honnêtes sans être un foudre de guerre, mais cela colle bien finalement à la philosophie générale de la voiture, une sportive du dimanche plutôt qu’une athlète de haut vol.
La E400 4MATIC cabriolet à traction intégrale que j’ai conduite est une voiture agréable, reposante et rassurante. A l’aise sur l’autoroute et sur les départementales, elle préfère quand même enrouler tranquille dans les grandes courbes qu’être un peu bousculée dans les épingles, même si à ce petit jeu elle s’en sort mieux que ce que son gabarit pourrait laisser penser. La direction est précise, mais elle fournit peu de retours sur la route. Les suspensions à ressorts hélicoïdaux et les amortisseurs adaptatifs du coupé E400 sont les mêmes que ceux du coupé E400, mais ils sont offerts de série dans la décapotable. Les modes Eco, Sport, Sport+ et Individuel permettent au conducteur de contrôler la fermeté du roulement, la programmation de la transmission et la réponse des gaz. Le mode Confort est parfait pour les déplacements en ville, avec une isolation des irrégularités de la route qui transforment l’auto en sorte de tapis volant.
La Classe E est livrée de série avec des roues de 18 pouces, ou en option avec des roues de 19 pouces. Quoi qu’il en soit, le roulement est soyeux et suave.
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Sécurité et technologies
Chez Mercedes, on ne badine pas avec la sécurité. Le cabriolet Classe E dispose donc comme ses sœurs de la gamme des derniers équipements maison comme l’Attention Assist qui alerte le conducteur qui déciderait d’entamer sa sieste avant d’arriver à la plage. Mais chez Mercedes, on aime aussi les options. Et même à ce prix, il y a en a, comme par exemple les phares bi-xénon, facturés 1 700 € et qui intègrent les feux de jours à leds.
Confort et équipements
Rouler en cabriolet Classe E en plein hiver : c’est possible ! Mais plutôt qu’une encombrante écharpe qui gratte et un disgracieux bonnet, Mercedes préfère l’Airscarf (550 €) et l’Aircap (850 €). Le premier système (également disponible chez Audi et Peugeot) est un chauffage de nuque. Des buses logées à la base des appuie-tête avant envoient de l’air chaud sur le cou du conducteur et de son invité(e). A cette astuce déjà efficace, Mercedes marie une innovation maison brevetée, l’Aircap. Vitres remontées (condition sine qua non pour l’utiliser), le système s’avère très convaincant en réduisant considérablement les courants d’air à l’avant mais aussi à l’arrière (jusqu’à 70 km/h) évitant ainsi de transformer les coiffures délicates en sac de nœuds. A ces délicates attentions et à une présentation très soignée, le cabriolet Classe E ajoute un confort de suspension royal, qui gomme très efficacement les défauts de la chaussée. Hélas, comme souvent avec ce genre de voiture plaisir, les places arrière ne sont pas des plus accueillantes et le coffre pas bien grand (390 l maxi). Mais qui s’en souciera vraiment ?
Parmi elles le pare-brise avec Aircap, à partir duquel s’élève un déflecteur de vent pour réduire le frottement de l’air. Comme c’est souvent le cas dans les cabriolets, Mercedes a aussi renforcé l’avant et le plancher pour éviter les torsions de la carrosserie, et ses ingénieurs acousticiens ont parfaitement travaillé avec le toit multicouche en tissu pliable à commande électrique.
Cette nouvelle Classe E peut être équipée d’une telle technologie et de tant de caractéristiques luxueuses que les non-initiés pourraient la prendre pour une Classe S. Les sièges sont enveloppés de cuir thermo-réfléchissant en standard, tandis que le cuir nappa est disponible. Deux des différentes garnitures intérieures disponibles sont en bois naturel. L’éclairage ambiant réglable de 64 nuances et un système d’aromathérapie et des sièges de massants sont également disponibles.
Parmi les options, les deux écrans 12,3ʼʼ (31,2 cm, résolution : 1920 x 720 pixels) à haute résolution, lʼun des points forts de la nouvelle Classe E Cabriolet, se fondent sous un seul verre de protection pour former un combiné d’instruments Widescreen. Le conducteur peut choisir lui-même entre trois styles différents pour les instruments virtuels du combiné d’instruments : « Classic », « Sport » et « Progressive ». Le modèle d’entrée de gamme associe deux instruments ronds et un visuel couleur combiné de 7ʼʼ (17,8 cm, résolution : 1000 x 600 pixels) avec un visuel central de 8,4ʼʼ (21,3 cm, résolution : 960 x 540 pixels).
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Mes modèles d’essai étaient des versions « full specs », avec notamment une connexion à internet et le duo Apple CarPlay et Android Auto. Malheureusement, comme dans toutes les voitures équipées d’Apple CarPlay, l’intégration de ce dernier est mauvaise, venant s’ajouter dans le système d’info-divertissement comme une couche à part, et non se fondre dans celui-ci, avec pour seul effet de transformer l’ensemble en usine à gaz. La faute à Apple et son système fermé, pas à Mercedes ni aux autres constructeurs.
La nouvelle Classe E Cabriolet peut être équipée en option dʼun affichage tête haute. Comme dans un jet privé, ce dernier fait apparaître les informations essentielles sur le pare-brise, directement dans le champ de vision du conducteur.
Écologie et budget
Un V6 essence de 3.5 l., même à injection directe, cela boit quand même un peu. De fait, le cabriolet Classe E permet certes de se sentir en communion avec les éléments, mais il rejette aussi un peu plus de 200 g de CO2 par kilomètre entraînant un malus de 1 600 €, montant symbolique vu le tarif de la belle.
Elle est belle…. mais chère. Chère à l’achat tout d’abord avec un tarif qui passe la barre des 400 000 de nos anciens francs (62 300 € dans la version que nous avons essayé). À cette somme, il convient aussi d’ajouter le budget carburant, assurance (puissance fiscale 19 CV…) et celui de la crème solaire, indispensable toute l’année.
Appréciations générales
Quand on parle de cabriolet on pense généralement à une petite voiture légère et agile pour se balader l’été dans le sud entre le café et la plage. Avec la nouvelle Classe E Cab, Mercedes fait voler ce cliché en éclats de par la stature de l’engin, son confort à toute épreuve et l’ensemble des dispositifs qui permettent de rouler à ciel ouvert des prémices du printemps aux derniers frimas de l’hiver. C’est beau, c’est confortable et ça donne envie d’aller du café à la plage, mais aussi de Lille à Nice.
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Avec deux portes, la nouvelle E Cabriolet passe d’une architecture de Classe C à une version partagée avec la berline Classe E. Le nouveau cabriolet E est 12,7 centimètres plus long et 7,3 pouces plus large que le modèle précédent, avec un empattement également augmenté de 11,3 cm, ce qui crée plus d’espace pour les passagers. Le résultat le plus probant de cette augmentation est une banquette arrière véritablement utilisable. Quatre adultes de taille moyenne peuvent coexister dans le Classe E Cab, à condition que le toit soit ouvert et que le voyage soit d’une durée raisonnable.
Bref, une fois le toit sur la tête, impossible de faire la différence avec un coupé ou une berline, que ce soit dans la qualité du ciel de toit que dans l’isolation acoustique ou thermique.
Tableau récapitulatif des appréciations
| Critère | Appréciation |
|---|---|
| Comportement routier | Aime |
| Freinage | Aime |
| Agrément | 4 aiment, 1 n'aime pas |
| Confort global | 6 aiment, 1 n'aime pas |
| Insonorisation et bruit perçu | 3 aiment, 1 n'aime pas |
| Finition / qualité des plastiques | 3 aiment |
| Puissance moteur et relances | 2 aiment |
| Couple moteur | 2 aiment |
| Consommation | 3 aiment, 2 n'aiment pas |
| Fiabilité | 2 aiment |
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