L’industrie automobile marocaine a connu une croissance soutenue, particulièrement dans les exportations et la création d’emplois.
Ainsi, le marché automobile marocain, bien que confronté à des défis à court terme, montre des signes de résilience et de potentiel de croissance à long terme.
En 2025, le Maroc poursuit son redressement économique dans un contexte mondial encore marqué par des incertitudes.
Grâce à des politiques publiques volontaristes et à des conditions climatiques relativement favorables, l’économie nationale affiche des signes encourageants de reprise.
Selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), le produit intérieur brut (PIB) du Maroc a progressé de 4,2 % au premier trimestre 2025, et une croissance de 3,8 % est attendue au deuxième trimestre.
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La Banque mondiale souligne également une croissance globale de 3,6 % sur l’année, portée par une hausse de 4,5 % du PIB agricole.
Parallèlement à cette amélioration économique, le Maroc conforte son positionnement en tant que destination sportive majeure.
La préparation active à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) et la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal dynamisent les investissements dans les infrastructures, l’hôtellerie, les transports et les services.
Les politiques publiques favorisent l’adoption des véhicules écologiques à travers des incitations fiscales et une stratégie nationale pour la mobilité durable.
En 2025, l’économie marocaine semble sur la voie de la consolidation, soutenue par des secteurs productifs en expansion et un marché automobile dynamique.
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Ce dernier illustre la volonté du Royaume d’évoluer vers une mobilité plus durable et accessible.
L'ascension des constructeurs chinois
Un autre facteur marquant dans l’évolution du marché automobile marocain en 2025 est l’arrivée en force des constructeurs chinois.
Des marques comme BYD, Geely, OMODA & JAEECO ou encore MG gagnent du terrain grâce à leur offre compétitive, alliant équipements technologiques modernes, motorisations électriques et prix abordables.
L’implantation industrielle de certains groupes chinois au Maroc, conjuguée à des accords de coopération avec les autorités nationales, contribue à renforcer la position du Royaume en tant que hub automobile régional.
Le Maroc : une puissance régionale en devenir
Le parcours économique du Maroc ne peut être compris sans le replacer dans le contexte des transformations géopolitiques et économiques mondiales.
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Longtemps perçu comme un pays en développement confronté à des défis structurels, le Maroc affiche aujourd’hui une trajectoire ascendante qui témoigne d’une volonté stratégique de se positionner comme une puissance régionale stable et innovante.
À travers des politiques ciblées, le Royaume a su transformer des contraintes historiques en leviers d’opportunités.
L’organisation d’événements sportifs d’envergure mondiale, l’intégration croissante des technologies vertes, ou encore le développement des infrastructures connectées sont les signes visibles d’un État qui cherche à s’émanciper durablement des modèles classiques de dépendance économique.
« Le Maroc s’est imposé ces dernières décennies comme un hub économique régional, le pays est aujourd’hui une plaque industrielle de premier plan, notamment grâce au succès de la filière automobile, véritable vecteur de sa croissance internationale.
Face aux nouveaux défis économiques, le pays ambitionne d’être à l’avant-garde sur des secteurs clés et d’avenir tels que l’industrie décarbonée, le digital, l’agri-agro ou encore l’hydrogène vert, portés par des acteurs nationaux solides.
Avec la Coupe du Monde 2030 en ligne de mire et plus de 100 milliards de dollars d’investissements prévus, le Maroc entre dans une nouvelle phase d’accélération.
La croissance du PIB s’établirait à +3,3% par an en moyenne d’ici 2028, selon le FMI.
Des opportunités existent dans l’aéronautique, l’automobile, l’industrie électrique, l’agriculture et les transports.
Performance de Renault Group
Les ventes mondiales de Renault Group s’élèvent à 564 980 véhicules au 1er trimestre 2025, en hausse de 2,9 % par rapport au 1er trimestre 2024.
En Europe, les ventes du Groupe sont en hausse de 2,8 % avec 402 413 véhicules vendus (VP + VUL), dans un marché en baisse de 2,0 %.
Les ventes mondiales de la marque Renault s’élèvent à 389 016 véhicules au 1er trimestre 2025, en hausse de 6,5 % par rapport au 1er trimestre 2024.
En Europe, la marque a progressé de 3,8 % avec 246 036 véhicules vendus, dans un marché en baisse de 2,0 %.
Les ventes de véhicules particuliers de la marque Renault ont progressé de 17,7 % en Europe et ont fortement surperformé le marché en baisse de 0,5 %, grâce au succès de Renault 5 E-Tech et des véhicules hybrides ainsi qu’à la croissance continue sur les segments C & supérieurs.
La marque Renault est troisième des VP + VUL en Europe.
Les ventes des véhicules électriques ont progressé de 87,9 % au 1er trimestre 2025 par rapport au 1er trimestre 2024.
Le mix de véhicules électriques s’élève à 17,1 % au 1er trimestre 2025, par rapport à 10,7 % au 1er trimestre 2024.
Les ventes de véhicules hybrides ont augmenté de 46,1 % au 1er trimestre 2025 par rapport au 1er trimestre 2024.
Dacia a surperformé le marché avec des ventes en croissance de 0,6 % en Europe par rapport au 1er trimestre 2024, avec 154 378 immatriculations, dans un marché en baisse de 2,0 %.
Au 1er trimestre 2025, Sandero est de nouveau le véhicule le plus vendu en Europe, tous canaux confondus, avec 67 616 unités vendues.
Les ventes de Duster ont progressé de 11,8 % avec 49 941 immatriculations.
Duster reste le SUV le plus vendu à clients particuliers en Europe.
Bigster incarne l’offensive de Dacia sur le segment du C-SUV.
Il enregistre plus de 13 000 commandes au 1er trimestre 2025, et ce, avant même son arrivée chez les concessionnaires.
Alpine enregistre 2 088 ventes au 1er trimestre 2025 (+96,4 % par rapport au 1er trimestre 2024) grâce à l’A290 qui se place en tête des citadines électriques haut de gamme en France.
Le 27 mai 2025, Alpine révèlera l’A390 à Dieppe, près de la Manufacture Alpine Dieppe Jean Rédélé où elle sera produite.
Chiffre d'affaires de Renault Group
Le chiffre d’affaires du Groupe du 1er trimestre 2025 s’élève à 11 675 millions d’euros, en baisse de 0,3 % par rapport au 1er trimestre 2024.
Le chiffre d’affaires de l’Automobile atteint 10 128 millions d’euros, en baisse de 3,0 % par rapport au 1er trimestre 2024.
Tableau récapitulatif des ventes de Renault Group au 1er trimestre 2025 :
| Marque | Ventes Mondiales | Variation par rapport au T1 2024 |
|---|---|---|
| Renault | 389 016 | +6,5% |
| Dacia | 154 378 (Europe) | +0,6% |
| Alpine | 2 088 | +96,4% |
« Au 1er trimestre 2025, Renault Group a surperformé le marché avec une croissance des ventes mondiales de 2,9 % malgré un environnement difficile.
Cette progression est le fruit du succès de nos nouveaux lancements.
Au 1er trimestre, la part des lancements récents représente 28,3 % de nos facturations et continuera à progresser au cours des prochains trimestres, grâce à la montée en puissance progressive de nos nouveaux produits.
D’ici à la fin de l’année 2025, Renault Group bénéficiera de la gamme la plus récente sur le marché européen, tout en étendant sa couverture géographique avec l’International game plan.
La force de Renault Group provient également de sa stratégie dérisquée qui, quel que soit le rythme de la transition énergétique, dispose d’une offre de véhicules électriques d’une part et de véhicules thermiques et hybrides d’autre part.
La gestion des coûts continue d’être une priorité clé.
Dans un environnement macroéconomique instable, Renault Group a décidé d’engager de manière proactive des mesures complémentaires de réduction de coûts.
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