La Mercedes Classe A fait partie de ces voitures qui séduisent dès le premier regard. Compacte, élégante et équipée des dernières technologies, elle incarne l’entrée dans l’univers premium de la marque à l’étoile. Mais comme toute histoire d’amour, certaines rencontres peuvent s’avérer plus compliquées que d’autres. Tous les millésimes ne se valent pas et quelques modèles sont connus pour leurs faiblesses mécaniques ou électroniques.

Les Générations de la Mercedes Classe A : Aperçu

La Mercedes Classe A couvre quatre générations, mais certaines versions méritent une attention particulière. Les W168, anciennes et fragiles, souffrent de corrosion dans les régions humides. Les diesels 1.7 CDI ont des soucis d’injecteurs ou de vanne EGR, surtout en ville. La boîte 7G-DCT génère des à-coups ou des blocages en position « Park ».

Problèmes Courants et Motorisations à Surveiller

La réputation d’une Mercedes est souvent associée à la qualité et à la longévité. Pourtant, certaines versions de la Classe A ont donné du fil à retordre à leurs propriétaires. Des soucis de turbo aux problèmes de culasse, en passant par des boîtes de vitesses capricieuses, les factures peuvent vite grimper. La deuxième génération de Classe A a marqué une montée en gamme, mais l’A200 Turbo a souffert de plusieurs faiblesses.

Turbo fragile, wastegate capricieuse et consommation d’huile excessive : un cocktail qui se traduit par des pannes coûteuses. Mais certaines motorisations diesel, comme l’A180 et l’A200 CDI, ont vite révélé leurs limites. L’addition est salée : 4 500 € pour une culasse, 2 200 € pour un FAP et plus de 1 000 € pour le système de refroidissement. Avec plus de 360 chevaux, l’A45 AMG de cette période faisait rêver. Mais les propriétaires passionnés ont parfois eu droit à des casses moteur soudaines, transformant l’adrénaline en cauchemar.

Motorisations à examiner de près :

  • M270 (A200/A250) : tendance à consommer trop d’huile et à user sa chaîne de distribution.
  • OM607 : correct dans l’ensemble, mais sa vanne EGR et son FAP posent parfois problème.
  • OM654 : option plus rassurante, bien qu’il faille surveiller les injecteurs.

Certaines versions de la Classe A sont équipées de blocs issus de l’alliance Mercedes-Renault, ce qui alimente régulièrement le débat sur leur fiabilité. Même sur les générations plus récentes, certaines motorisations méritent qu’on les observe de près.

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Boîte de vitesses 7G-DCT : Points de Vigilance

La boîte 7G-DCT, à double embrayage, offre des passages de vitesse rapides mais révèle des fragilités. La cause ? Une vidange régulière du fluide de boîte, comme recommandé par Mercedes, retarde ces pannes. Pour éviter ces désagréments, évitez de maintenir l’embrayage à mi-course en ville et surveillez les alertes de surchauffe.

Une mise à jour logicielle du module TCU peut parfois corriger les dysfonctionnements mineurs. Passages de vitesse irréguliers : une secousse entre la 2e et 3e vitesse traduit un défaut d’hydraulique ou un disque de friction usé. Marche arrière capricieuse : un claquement ou un délai d’engagement indique un bug logiciel du TCM ou un désalignement mécanique. Surveillez les bruits métalliques ou sifflements pendant les changements de rapport.

Les pannes de la 7G-DCT surviennent dans 35% des cas sur les modèles 2012-2016, souvent liées à un manque de mise à jour logicielle.

Génération W177 et Bugs Électroniques

La génération W177, équipée du système MBUX, rencontre des bugs électroniques récurrents. Ces désagréments sont souvent logiciels mais peuvent nécessiter une réinitialisation en concession. Un affichage saccadé ou des bugs récurrents indiquent des problèmes électroniques fréquents sur les modèles 2018-2020.

Avis des Propriétaires de Mercedes Classe A W176 (2012-2018)

Les propriétaires de Mercedes Classe A W176 (2012-2018) partagent des retours contrastés. L’agrément de conduite est souvent mis en avant, avec une direction directe et un comportement routier rassurant. Les propriétaires de modèles essence, comme l’A 180 ou l’A 200, vantent leur fiabilité globale, à condition d’éviter les options coûteuses comme le toit ouvrant. Le coût des réparations en concession est également pointé du doigt.

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Pour éviter les mauvaises surprises, optez pour une Classe A W176 phase 2 (post-2015). Développé avec Renault, ce bloc allie sobriété et robustesse, avec une espérance de vie estimée à 250 000 km. Pour les amateurs de diesel, le 2.0L OM654q (170/177 ch) s’impose comme une référence. Cependant, surveillez les problèmes de culbuteurs à rouleau, qui peuvent générer des bruits de « plop » au ralenti.

N’oubliez pas de vérifier le carnet d’entretien et d’éviter les options comme le toit ouvrant, souvent à l’origine de pannes répétitives. Sachez que ce modèle, bien que séduisant, exige une vigilance accrue pour éviter les modèles problématiques.

Conseils pour l'Achat d'une Mercedes Classe A d'Occasion

Pour une berline premium comme la Classe A, un historique irréprochable est indispensable. Une absence de documents peut cacher des défauts coûteux. Le carnet d’entretien complet : il doit être tamponné, de préférence dans le réseau Mercedes ou chez un pro certifié. Débourser 150 à 300 € pour une expertise est une dépense raisonnable par rapport aux risques.

Un expert détectera les signes d’usure (ex : sifflement de la transmission) ou des réparations différées. Une Classe A à prix attractif cache souvent des frais cachés. De même, des pneus usés ou une révision due (en moyenne 155 €) sont des leviers pour faire baisser le prix. Si le vendeur refuse de négocier, demandez-lui de réaliser l’entretien avant la vente.

En résumé, priorisez les modèles avec DSB (livret d’entretien numérique) et une révision récente. Une inspection rigoureuse, un historique clean et un budget prévoyant pour l’entretien restent vos meilleurs alliés.

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Modèles à éviter :

  • A200 Turbo W169
  • A180/200 CDI W176
  • A45 AMG de 2012-2015 (si vous n’êtes pas prêt à assumer un entretien lourd)

Mercedes Classe A : une compacte attirante et agréable à conduire

Elle en est à sa quatrième génération et à son volant, j’ai redécouvert une compacte attirante, sexy et carrément sympa à conduire ! Pour se réconcilier, certes, il faut être fâché. Bon, je n’étais pas fâché avec la Classe A, mais disons que je lui réservais une froide et constante, indifférence. Comme beaucoup, mon premier rapport à la Classe A fut cet incroyable salto réalisé en 1997 à l’initiative d’un magazine suédois, quand la Classe A termina sur le toit à l’issue d’un test d’évitement.

Nouvelle Mercedes Classe A : un Bond en Avant Technologique

Renouvelée en début d’année dernière, la Mercedes Classe A a su faire un véritable bond en avant sur tous les points, et notamment sur l’aspect technologique. Nous en avons pris le volant le temps d’un week-end, dans sa version de milieu de gamme.C’est en 1997 que naît la Mercedes Classe A, avec une toute première génération au style très arrondi, bien différent de ce que l’on connaît à présent, Et pour cause, en un peu plus de vingt ans de carrière, la citadine devenue compacte au fil des années à su évoluer et se métamorphoser surtout, apprenant à chaque fois de ses erreurs.

Avec cette 4ème génération entièrement renouvelée, la star de la marque à l’étoile a notamment réussi à séduire toujours plus de clients, puisque ses ventes ont grimpé de 3,4 % en 2018, permettant par ailleurs au constructeur d’afficher une belle croissance. Il faut dire que les arguments en faveur de la compacte sont nombreux, alors que celle-ci s’est très largement modernisée et surtout rajeunie, tout comme le reste de la gamme, la marque souhaitant attirer des acheteurs toujours plus jeunes.Pour cela, Mercedes a offert à sa Classe A un nouveau look, certes, mais pas que. La compacte voit également son habitabilité augmenter, tout en boostant sa connectivité. Elle est en effet le premier modèle de la gamme à inaugurer le nouveau système d’info-divertissement MBUX et son assistance vocale avancée, ainsi que la navigation utilisant la réalité augmentée.

Essai Mercedes Classe A : Petite CLS

Tout d’abord, ce qui frappe sur cette nouvelle Mercedes Classe A, c’est son style, qui évolue considérablement par rapport à la précédente génération, notamment au niveau de la face avant. De quoi donner un vrai coup de vieux à cette dernière, certes, mais c’est aussi le prix à payer pour rajeunir la gamme et l’image en général d’une marque en pleine mutation. Et ces évolutions passent donc principalement par la proue, qui gagne en modernité mais surtout en agressivité par rapport à la précédente mouture, avec de nouvelles optiques en forme de triangle, héritées de la Mercedes CLS. Celles-ci viennent entourer une calandre style « Panamericana » désormais reprise sur l’ensemble des nouveaux modèles de la gamme ayant suivi.

Si le profil ne devrait quant à lui pas vraiment dérouter les propriétaires de l’ancienne version, avec des lignes évoluant somme toute assez peu, l’arrière profite de son côté d’un dessin plus moderne, avec là encore, une nouvelle signature lumineuse plus étirée. Celle-ci déborde désormais encore plus sur le hayon, qui surplombe quant à lui un bouclier évoluant légèrement.Longue de 4,42 mètres, la Mercedes Classe A est une vraie compacte, affichant quelques centimètres de plus que sa principale rivale, la nouvelle BMW Série 1, tandis que sa hauteur est en légère hausse, culminant à 1,42 mètre.

Mais ce qui donne cet air plus dynamique encore à la star de la marque à l’étoile, c’est son nouveau capot, plus plongeant, ainsi que ses passages de roues élargis par rapport à une précédente génération globalement moins musclée. A noter également que cette finition AMG Line, qui vient coiffer la gamme, juste en-dessous des « vraies » versions retravaillées par le préparateur attitré du constructeur profite également d’une suspension abaissée de 15 mm, pour un style et un comportement plus sportif. Quoi qu’il en soit, et si l’arrière peut paraître un brin massif et arrondi par rapport à un avant plus affuté, cette Classe A est particulièrement réussie, mêlant parfaitement sobriété et dynamisme.

Essai Mercedes Classe A : L’Atout Techno

Si l’intérieur de la précédente génération de la Mercedes Classe A avait su rester plus ou moins dans l’air du temps, il est vrai qu’il commençait à accuser le poids des années. Les designers de la marque se sont donc attelés à lui offrir une présentation totalement revue, et surtout, bien plus technologique que jamais. C’est ainsi que la compacte a inauguré la présentation qui est désormais la norme dans tous les nouveaux modèles de la marque, avec son écran Widescreen disponible en trois versions, dont celle intégrant un écran tactile et un combiné numérique, les deux mesurant 10,25 pouces de diagonale sur les versions les plus haut de gamme.

Mais ce n’est pas tout, car cette Classe A fut également le premier modèle du constructeur à intégrer le nouveau système d’infotainement MBUX (Mercedes-Benz User Experience), incluant notamment la commande vocale intelligente « Hey Mercedes », qui fonctionne plutôt bien. Celle-ci permet d’accéder à de nombreuses fonctionnalités, de la recherche d’une destination sur le GPS au réglage de l’éclairage d’ambiance. Par ailleurs, la compacte à l’étoile est également dotée de la navigation basée sur la communication Car-to-X, permettant d’anticiper les aléas sur la route.

Essai Mercedes Classe A : Compacte à Tout Faire

Proposant une large gamme de motorisations essence, diesel et hybride dont les puissances s’échelonnent entre 109 et 421 chevaux pour sa version 45 S AMG, la Mercedes Classe A se veut véritablement polyvalente, répondant aux besoins de presque tous les types de clients. Et pour cause, de l’hybride rechargeable à la déclinaison AMG survoltée, la compacte se décline en une multitude de variantes, mais également de carrosseries, puisqu’une déclinaison berline a enrichit la gamme quelques mois après le lancement de la version standard.

Cette fois-ci, c’est donc la version essence A 180 que nous avons décidé de tester, qui devrait constituer une grosse part des ventes, grâce à son positionnement intermédiaire. Il s’agit en effet ici d’un bloc quatre cylindres 1,3 litres développant quelque 136 chevaux, pour un couple maximal de 200 Nm tout rond. A noter par ailleurs qu’il s’agit ni plus ni moins du 1.3 TCe, fruit de la collaboration avec Renault, que l’on retrouve également sous le capot de la Renault Clio et de la Dacia Duster.

Essai Mercedes Classe A : Pour Résumer

Sérieuse et polyvalente la Mercedes Classe A est bonne partout mais c’est surtout pour son confort qu’elle séduit, ainsi que pour son bagage technologique intéressant et innovant. Si l’on déplorera un certain manque de dynamisme sur cette version A 180 parfois un peu poussive en conduite dynamique, l’ensemble est idéal pour le quotidien, grâce à son excellent amortissement et son espace à bord satisfaisant.

Qui veut rouler en berline Mercedes n’est pas obligé de se couper un bras. Car sans atteindre le raffinement de ses grandes sœurs, la Classe A berline incarne une belle entrée en matière et se veut bien plus abordable.

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